Panama Papers, la fuite qui fascine les internautes du monde entier

le , mis à jour à 01:29
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Depuis dimanche, les révélations des Panama Papers s'accumulent. Et le feuilleton semble passionner le public dans le monde entier. Selon des données que nous avons obtenues auprès de Google, cette fuite de documents a suscité un grand d'intérêt chez les internautes du monde entier utilisant le moteur de recherche. Un intérêt bien plus grand, et de loin, que pour les précédentes fuites de ce type, si l'on compare les statistiques aux premiers jours de chaque affaire.

D'abord, un petit rappel des précédentes fuites de grande ampleur. Avant les Panama Papers, il y a eu en 2010 les WikiLeaks, la révélation de centaines de milliers de câbles diplomatiques américains. En novembre 2014, les Luxleaks révélaient des centaines d'accords fiscaux démontrant comment des centaines d'entreprises avaient organisé leur exil fiscal au Luxembourg. Quelques mois plus tard, les SwissLeaks mettaient en cause la banque HSBC, accusée d'avoir encouragé un vaste système d'évasion fiscale.

En comparant le nombre de recherches sur Google, on peut ainsi constater que, le jour suivant ces révélations, les Panama Papers ont fait l'objet de huit fois plus de requêtes que les WikiLeaks  C'est à J+3 (c'est-à-dire entre mardi et mercredi) que les recherches concernant les Panama Papers ont atteint leur pic. A ce moment-là, elles ont été vingt fois plus nombreuses que pour les WikiLeaks, 25 fois plus nombreuses que pour les SwissLeaks et 100 fois plus nombreuses que pour les LuxLeaks !     

Plusieurs éléments pourraient permettre d'expliquer cet écart. Un chiffre pour commencer : l'ensemble des documents appelés Panama Papers représentent 2 600 Go de données, contre 4 Go pour les LuxLeaks, 3,3 Go pour les SwissLeaks et 1,7 Go pour les WikiLeaks. Environ 380 journalistes de 79 pays ont travaillé pendant neuf mois sur ces données. A comparer, par exemple, avec les 154 journalistes de 47 pays qui ont travaillé sur les SwissLeaks ou les 180 ...

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  • mxnagg il y a 8 mois

    J'ai cherche les sources [ la liste complète ] via Google puisque je savais qu'en passant par des "journalistes" il filtrerait tous les copains. Une fois compris que la liste n’était pas public : NEXT [ Rien a B.... ]

  • c.voyant il y a 8 mois

    Ils faut que tous les administrateurs de réseaux honnêtes fondent un organisme mondiale, ils ont entre leurs mains tous les secrets du monde, ils seront les meilleurs lanceurs d'alertes! il faut faire trembler les fraudeurs pour qu'ils ne se sentent plus jamais en sécurité!

  • c.voyant il y a 8 mois

    Il faut déchoir de la nationalité Française ceux qui ne veulent pas payer leurs impôts sur le territoire, qui partent qu'ils s'en aillent, nous n'en voulons, plus quelles qu'en soit le conséquences, la France s'en relèvera!

  • c.voyant il y a 8 mois

    Les gens commence à comprendre qu'ils sont les victimes d'un système de fraudes et de dissimulations monstrueux.Ce qui est légale n'est en fait que des lois faites par les voyous pour légaliser leurs agissements.Ils commencent à comprendre pourquoi leurs système de protection sociale se dilue pourquoi le chômage augmente, pourquoi ils travaille le dimanche pourquoi ils partiront à la retraite à 65 ans, La révolution n'est pas loin.

  • b.renie il y a 8 mois

    Panama papers Les structures juridiques off shore dont juridiquement presque toujours inattaquables. Ce qui ne l'est pas est l'usage qui en est fait. Car par le biais de prête-noms le domicile fiscal des structures contribuables ne correspond pas au domicile fiscal des vrais intéressés. C'est là que se trouve la pierre d'achoppement. Le Code des impôt avait (de mon temps) un article 109 qui entendait palier cette tricherie.

  • b.renie il y a 8 mois

    Panama papers. ont pour effet de faire réaliser l'importance économico/financière de l'optimisation fiscalede pratique généralisée.1) Evasion fiscale 2) constitution d'Himalayas de Hot money consacrés à la spéculation en tous genres 3) financements des trafics, d'armes, drogues etc. Les banques doivent être mises devant leurs responsabilités et obtenir qu'elles stérilisent leurs réseaux off shore et le Shadow banking en leur fermant l'accès aux marchés. Ce n'est pas très compliqué à réaliser.