Panama Papers : l'Islande, république bananière ?

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À Reykjavik, la foule réclame la démission du Premier ministre, cité dans les Panama Papers.
À Reykjavik, la foule réclame la démission du Premier ministre, cité dans les Panama Papers.

Cherchez l'erreur. Pour illustrer l'ampleur du scandale des sociétés-écrans basées au Panama, Le Monde daté de mardi aligne les portraits d'un certain nombre de chefs d'État plus ou moins directement impliqués. Il y avait là le Russe Poutine, le Syrien Assad, l'Algérien Bouteflika, le Marocain Mohammed VI, aucun n'étant à la tête d'une administration particulièrement réputée pour sa bonne gouvernance ou son exemplarité dans la lutte contre la corruption.

Et puis, tout à droite, on trouvait le Premier ministre islandais, Sigmundur David Gunnlaugsson. Comment le chef de gouvernement d'un pays considéré par Transparency International comme l'un des plus vertueux (13e sur 167, selon le classement 2015) pouvait-il se retrouver en pareille compagnie ?

Une position intenable

Les documents mis au jour par le pool de journalistes à l'origine de l'affaire révèlent que Gunnlaugsson avait créé avec sa femme, fille d'un riche homme d'affaires, une société dans les îles Vierges, ce qui n'est pas illégal. Qu'il avait omis de mentionner ladite société, dotée de quelques millions de dollars, dans sa déclaration de patrimoine, ce qui est plus gênant. Et que Wintris, puisque c'est son nom, avait détenu des créances dans plusieurs banques islandaises qui avaient fait faillite en 2008, ce qui devient vraiment embarrassant.

En effet, les Islandais gardent un souvenir cuisant de cet épisode. Après avoir...

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  • frk987 il y a 8 mois

    Un hasard que nos socialos ne soient pas dans le lot.....mais avec la censure...allez donc savoir !!!!!

  • semis il y a 8 mois

    Comme la France...