"Panama Papers"-L'ancien fonds d'investissement de DSK cité

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    PARIS, 6 avril (Reuters) - L'ancien fonds d'investissement 
de Dominique Strauss-Kahn a aidé ses clients à ouvrir des 
sociétés offshore dans des paradis fiscaux, assure mercredi Le 
Monde dans le cadre du scandale d'évasion fiscale des "Panama 
Papers". 
    Le quotidien, qui détaille les montages financiers du fonds 
d'investissement luxembourgeois LSK (Leyne, Strauss-Kahn et 
Partners), assure qu'une de ses filiales a créé 31 sociétés dans 
des paradis fiscaux. 
    LSK a été fondée par Thierry Leyne, associé de Dominique 
Strauss-Kahn, et a été dirigé un temps par l'ancien directeur 
général du Fonds monétaire international (FMI). 
    Selon Le Monde, LSK, aujourd'hui en faillite, pratiquait 
l'activité offshore avant l'arrivée de DSK à sa présidence en  
2013.  
    Interrogé par le quotidien, l'entourage de Dominique 
Strauss-Kahn fait valoir "qu'il n'était pas impliqué dans la 
gestion quotidienne du fonds, et encore moins dans les activités 
de gestion de fortune". 
    "Il n'était pas au courant de cette activité de 
domiciliation offshore de LSK", précise-t-il. 
    Selon Le Monde, qui se fonde sur le fichier du cabinet 
d'avocats panaméen Mossack Fonseca, LSK a aidé des clients à 
ouvrir des sociétés aux Seychelles, aux îles Vierges 
britanniques, au Panama et à Hong Kong via une filiale baptisée 
Assya Asset Management Luxembourg (AAML).  
    Le 30 septembre 2014, une semaine avant le suicide de 
Thierry Leyne, le responsable de cette filiale "discutait encore 
dans les bureaux luxembourgeois de Mossack Fonseca du prix des 
services de prête-noms que le cabinet pouvait lui proposer pour 
ses sociétés à Hongkong", écrit-il. 
    Le parquet de Paris a ouvert le 7 mars une information 
judiciaire dans le dossier de la faillite de LSK. 
    L'enquête est ouverte des chefs d'abus de biens sociaux, 
recel et blanchiment d'abus de biens sociaux, escroquerie en 
bande organisée, recel et blanchiment en bande organisée 
d'escroquerie en bande organisée et abus de confiance, a précisé 
une source judiciaire. 
    Elle fait suite aux plaintes d'anciens actionnaires de LSK 
qui estiment qu'on leur a présenté, au moment de leur 
investissement, une situation financière du fonds non conforme à 
la réalité.  
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M2266292 il y a 8 mois

    Encore un socialiste

  • M2387577 il y a 8 mois

    DSK n'était il pas ministre de l'économie socialiste?