"Panama Papers"-Des sénateurs veulent poursuivre Oudéa (SG)

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    PARIS, 6 avril (Reuters) - Des sénateurs de gauche et 
écologistes ont réclamé mercredi des poursuites judiciaires pour 
"faux témoignage" contre le directeur général de la Société 
générale, Frédéric Oudéa, l'accusant d'avoir menti devant une 
commission d'enquête sur la présence de la banque dans des 
paradis fiscaux. 
    La communiste Eliane Assassi, présidente du groupe PRC, et 
Julien Bayou (EELV) ont demandé chacun de leur côté au président 
Gérard Larcher de réunir le bureau du Sénat pour se saisir de 
cette affaire à la lumière des révélations des médias sur les 
"Panama Papers". 
    Selon la sénatrice de Seine-Saint-Denis, les documents mis 
au jour "contredisent totalement" les propos tenus par Frédéric 
Oudéa lors de son audition par une commission d'enquête 
sénatoriale sur l'évasion fiscale en avril 2012, quand il avait 
déclaré que la Société générale avait fermé ses implantations 
dans les paradis fiscaux. 
    "Les révélations de ces derniers jours soulignent la 
création de 975 sociétés offshore par la Société Générale entre 
1977 et 2015", indique Eliane Assassi en faisant référence aux 
informations du Monde.  
    Ces informations "ouvrent donc de toute évidence droit à 
poursuite pour faux témoignage de M. Oudéa", ajoute-t-elle, en 
soulignant que le délit de faux témoignage devant une commission 
d'enquête parlementaire est passible de cinq ans de prison et de 
75.000 euros d'amendes.   
    Julien Bayou estime de même que "si le délit semble 
constitué, il revient à la justice de se prononcer".  
    Pour la sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann, qu a 
également saisi Gérard Larcher, "nos concitoyens attendent du 
Sénat que la lumière soit faite sur l'action réelle de la 
Société Générale, sur la véracité des déclarations de son 
président et il apparaît indispensable d'arbitrer des 
déclarations qui apparaissent aujourd'hui contradictoires." 
    Dans une interview au figaro.fr, Frédéric Oudéa dénonce 
mercredi, comme l'a déjà fait sa banque, les "amalgames et les 
inexactitudes" visant la Société générale et des chiffres qui 
circulent "sans commune mesure avec la réalité". 
    Selon lui, la banque ne compte plus que "quelques dizaines 
de sociétés offshore actives structurées pour nos clients" avec 
le cabinet panaméen Mossack Fonseca, mis en cause dans cette 
affaire. 
    "Toutes, sans exception, existent en transparence fiscale 
avec les autorités concernées, y compris pour les quelques cas 
qui concernent des résidents français", dit-il en soulignant 
qu'une structure offshore "n'est pas illégale en soi" et que "la 
 volonté de préserver la confidentialité de la détention 
d'avoirs peut avoir bien d'autres motifs que fiscaux." 
     
    Voir aussi : "Panama Papers"-Sapin attentif à la période 
2012-15 pour Socgen   
 
 (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse) 
 

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  • 72805271 il y a 8 mois

    Et ces mêmes sénateurs on peut aussi les mettre en examen pour être grassement payés sur un emploi fictif?

  • f.peter il y a 8 mois

    Les sénateurs et députés n'ont pas besoin de placer leur argent dans des sociétés écran puisqu'ils bénéficient tous d'un régime fiscal permettant de soustraire légalement une très grosse partie de leurs revenus à l'impôt. Taisez-vous! C'est indécent.

  • bern1616 il y a 8 mois

    et le sénateur de gauche mis en examen pour corruption ils en parlent pas bande de mange m,c les prmeirs à magouiller vraiment pou..is la politique en france:(