"Panama papers"-Credit Suisse et HSBC rejettent les accusations

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 (Ajoute contexte, précisions §7-12) 
    HONG KONG/SINGAPOUR, 5 avril (Reuters) - Credit Suisse 
 CSGN.S  et HSBC  HSBA.L , deux des plus gros gérants de fortune 
au monde, ont démenti mardi avoir recours à des structures 
offshore dans le but d'aider leurs clients à se soustraire à 
l'impôt. 
    Les réactions des deux banques font suite aux révélations 
sur la création au Panama par des milliers de personnes, y 
compris des dirigeants politiques et des chefs d'entreprise, de 
sociétés écrans destinées à faciliter l'évasion fiscale ou le 
blanchiment d'argent.   
    Le directeur général de Credit Suisse, Tidjane Thiam, a 
assuré que sa banque ne gérait des actifs que dans des buts 
licites. 
    "En tant qu'entreprise et en tant que banque, nous 
favorisons uniquement l'utilisation de structures avec des 
objectifs économiques légitimes", a-t-il dit lors d'un point de 
presse à Hong Kong, où il participait à une conférence. 
    HSBC a annoncé séparément que les allégations émanant des 
"Panama papers" dataient d'avant les réformes d'ampleur mises en 
oeuvre par la banque. 
    "Ces allégations appartiennent à l'histoire, certains cas 
remontent à plus de 20 ans, soit bien avant les réformes 
d'ampleur bien connues que nous avons mises en place ces 
dernières années", a dit un porte-parole de HSBC basé à Hong 
Kong. 
    Dans l'enquête de l'ICIJ (Consortium international des 
journalistes d'investigation) à partir des fichiers du cabinet 
panaméen Mossack Fonseca, HSBC et Credit Suisse sont citées 
parmi les banques qui ont contribué à la mise en place de 
structures complexes qui compliquent la tâche des collecteurs et 
inspecteurs du fisc. 
    Plus de 500 banques, filiales ou succursales ont enregistré 
près de 15.600 sociétés écrans grâce à Mossack Fonseca, selon 
l'examen des documents effectué par l'ICIJ.  
    Tidjane Thiam, qui participait à Hong Kong à la conférence 
annuelle sur l'investissement en Asie organisée par Credit 
Suisse, a reconnu que le gestionnaire de fortune utilisait en 
effet des structures financières extraterritoriales, mais 
seulement pour les très riches clients ayant des avoirs dans de 
multiples juridictions.  
    "Nous ne cautionnons pas les structures d'évitement fiscal", 
a-t-il dit. "A chaque fois qu'il y a une structure avec une 
tierce partie bénéficiaire, nous insistons pour connaître 
l'identité de ce bénéficiaire." 
    En mai 2014, Credit Suisse a accepté de payer une amende de 
2,5 milliards de dollars aux Etats-Unis pour avoir aidé de 
riches Américains à échapper au fisc. Plusieurs autres 
gestionnaires de fortune basés en Suisse, dont UBS  UBSG.S  ont 
également versé d'importantes amendes pour les mêmes raisons. 
    HSBC, qui a également des activités de gestion de fortune en 
Suisse, a payé une amende de 1,92 milliard de dollars aux 
Etats-Unis en 2012, pour mettre fin à des poursuites des 
autorités américaines dans une affaire de blanchiment.  
 
 (Lisa Jucca, Denny Thomas et Saeed Azhar; Patrick Vignal et 
Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 

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