"Panama papers"-Cameron dit ne bénéficier d'aucun fonds offshore

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    LONDRES, 5 avril (Reuters) - David Cameron, sous pression 
après l'apparition du nom de son père décédé dans l'affaire 
"Panama papers", a déclaré mardi qu'il ne possédait aucune 
action ni aucun fonds dans des paradis fiscaux.  
    Le Premier ministre britannique a tenu ses propos lors d'une 
visite dans des entreprises du centre de l'Angleterre. Il n'a 
toutefois pas répondu quand on lui a demandé si lui ou sa 
famille avaient bénéficié des fonds d'investissement dans ces 
paradis créés par son père. Lundi, sa porte-parole avait déclaré 
qu'il s'agissait d'une "question privée".   
    Puis, mardi soir, il a fait dire par un porte-parole que ni 
lui, ni son épouse, ni ses enfants ne bénéficiaient d'aucun 
fonds offshore.  
    Les "Panama papers" citent son père Ian Cameron, aujourd'hui 
décédé, et des membres du Parti conservateur parmi les clients 
de la société panaméenne de conseil juridique Mossack Fonseca, 
dont les révélations de la presse internationale dimanche soir 
ont montré qu'elle était spécialisée dans l'évasion fiscale.  
    Le gouvernement conservateur de David Cameron a promis de 
faire la lumière sur ces données, obtenues grâce à un lanceur 
d'alerte, mais le chef de l'opposition travailliste, Jeremy 
Corbyn, lui a demandé d'aller plus loin et réclame la formation 
d'une commission d'enquête indépendante. 
    "Il ne peut y avoir une règle fiscale pour l'élite riche et 
une autre pour nous autres", a déclaré Jeremy Corbyn au 
lancement de la campagne du Labour pour les élections 
municipales du mois prochain. 
    "L'injustice et les abus doivent cesser (...) Fini les 
belles paroles, les plus riches doivent payer eux aussi." 
    Pour Jeremy Corbyn, le Royaume-Uni a une "énorme 
responsabilité" parce qu'a-t-il rappelé, de nombreux paradis 
fiscaux sont des territoires britanniques d'outre-mer comme les 
îles Vierges et les îles Caïmans, ou des dépendances de la 
Couronne, comme Jersey ou l'île de Man. 
    Lors du sommet du G8 de 2013, accueilli par le Royaume-Uni, 
David Cameron avait mis la lutte contre l'optimisation fiscale 
et les pratiques d'évasion fiscale en tête de l'ordre du jour. 
    Trois ans plus tard, la publication des "Panama papers" 
vient souligner que la bataille est loin d'être gagnée. 
    Selon les journaux qui ont vu les dossiers Mossack Fonseca, 
plus de la moitié des 200.000 sociétés créées par le cabinet, 
sont enregistrées aux îles Vierges britanniques, où les 
indications concernant leur actionnariat n'ont pas à être 
communiquées aux autorités. 
 
 (Kelly MacLellan et Elizabeth Piper, avec William James et 
Leigh Thomas; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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