Panama papers-Alger parle de "ligne rouge à ne pas franchir"

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    ALGER, 7 avril (Reuters) - L'Algérie a évoqué jeudi une 
"ligne rouge à ne pas franchir" au lendemain de la convocation 
de l'ambassadeur de France en Algérie après la mise en cause de 
proches du président Abdelaziz Bouteflika par le quotidien Le 
Monde dans l'affaire des "Panama papers". 
    Trois jours avant la visite prévue de Manuel Valls en 
Algérie, le ministère algérien des Affaires étrangères a 
convoqué mercredi l'ambassadeur de France, Bernard Emié, après 
la parution en une du Monde d'une photo du président Bouteflika 
aux côtés de chefs d'Etat et de gouvernement présentés comme 
cités dans l'affaire des "Panama Papers". 
    Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a 
évoqué "une campagne de presse hostile à l'Algérie et à ses 
institutions menée en France dans différents médias (...)". 
    Jeudi, le ministre algérien de l'Intérieur et des 
Collectivités locales, Nouredine Bedoui, a estimé que cette 
convocation était "une réaction appropriée". 
    "Il est de notre devoir en tant qu'Algériens de ne pas 
tolérer qu'il soit porté atteinte à nos symboles et à nos 
institutions constitutionnelles", a poursuivi le ministre en 
marge d'une séance à l'Assemblée populaire nationale (APN). 
    Il s'agit d'"une ligne rouge à ne pas franchir", a-t-il dit. 
    Manuel Valls est attendu samedi à Alger pour une visite de 
deux jours qui portera sur les relations commerciales et les 
opportunités d'investissement. L'Algérie cherche à diversifier 
son économie, très dépendante des hydrocarbures. 
 
 (Hamid Ould Ahmed; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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