Palmarès 2015 du CAC40 : les tops !

le , mis à jour à 18:55
1

Lunettes vertes : passage en revue des succès boursiers de l'année 2015 !
Lunettes vertes : passage en revue des succès boursiers de l'année 2015 !

L’année 2015 aura soufflé le chaud et le froid sur les marchés financiers. Les indices européens s’en sortent mieux que les indices américains. Au sein du CAC40, l’évolution a été très contrastée cette année, avec des performances annuelles allant de -57% (ArcelorMittal) à +59% (Peugeot).

La fin d’année est toujours l’occasion de jeter un œil sur les performances annuelles des grandes valeurs boursières, de manière à déterminer les « grands gagnants » et les « grands perdants » des 12 derniers mois écoulés.

L’Europe surperforme globalement les Etats-Unis

De manière générale, l’année 2015 aura finalement fait plus de gagnants que de perdants en Europe. En France, l’indice CAC40 s’adjuge près de 10% depuis le 1er janvier, une tendance suivie par le Dax allemand (+10%) ainsi que par le FTSE MIB italien (+13%).

À contre-courant de ce mouvement, l’Ibex 35 espagnol (-6%) et surtout l’Athex grec (-24%) s’affichent en baisse depuis le début de l’année. La bourse d’Athènes a logiquement pâti de la résurgence de la crise financière grecque au cours de l’été, tandis que la bourse de Madrid n’a pas profité de l’amélioration progressive de la conjoncture économique nationale.

Au Royaume-Uni, le FTSE 100 est resté atone (-4%), le marché britannique étant beaucoup plus lié au marché américain qu’au marché de la zone euro. Les principaux indices américains sont en effet restés sans direction claire cette année, le Dow Jones et le S&P500 restant très proches de l’équilibre après un été mouvementé.

Le secteur automobile à la fête malgré quelques sueurs froides

En France, à deux jours de la dernière séance de l’année, le « grand gagnant » 2015 est incontestablement Peugeot. L’entreprise se distingue tout d’abord par son excellent parcours boursier (+59% depuis le 1er janvier), signant au passage la meilleure performance du CAC40 en 2015. Mais surtout, Peugeot revient de loin.

L’entreprise avait en effet été confrontée à des difficultés financières notables à partir de 2011, aggravées l’année suivante, ayant conduit à sa sortie du CAC40 en septembre 2012. En cause : des coûts mal maîtrisés et une trop forte dépendance de la marque au marché automobile européen, alors malmené par la récession économique faisant suite à la crise dite « de l’eurozone » déclenchée à l’été 2011.

Depuis, la barre a été progressivement redressée chez Peugeot, qui a également bénéficié d’une amélioration de la dynamique du marché automobile européen depuis 2013. En trois ans, l’action du groupe est repassée de 5 euros à 15 euros. Ce mouvement s’est accompagné d’une réintégration de Peugeot au sein du CAC40 en mars 2015, une consécration pour le groupe qui est ainsi parvenu à retrouver son aura d’antan.

Toujours au sein du secteur automobile, Renault signe la seconde meilleure performance annuelle du CAC40, avec une progression de +55%. Si le parcours du secteur automobile a été si bon en 2015, c’est grâce à un début d’année tonitruant. Le secteur a en effet bénéficié au premier semestre 2015 d’une accélération progressive des ventes automobiles en Europe, ainsi que d’espoirs d’une accélération de cette tendance avec la chute des prix du pétrole. La majeure partie du soutien est néanmoins surtout venue, comme pour l’ensemble des valeurs européennes en début d’année, d’une amélioration indirecte des perspectives économiques en Europe due au plan de relance de la BCE, le fameux « quantitative easing ».

Ces espoirs de début d’année ont été en grande partie annulés au cours de l’été, avec les difficultés de la Grèce dans un premier temps, puis surtout de la Chine, en terminant par le scandale Volkswagen. La baisse inattendue des ventes de véhicules en Chine, observée en août, a brutalement assombri les perspectives du secteur automobile avant que ces craintes se dissipent.

Derrière ces valeurs, la médaille de bronze du CAC40 devrait être décernée à Airbus (ex-EADS), qui progresse de 52% depuis le début de l’année, suivi de près par Veolia Environnement (+50%) et par Cap Gemini (+44%). À noter que ces valeurs appartiennent à des secteurs réputés « défensifs », contrairement à l’automobile (« cyclique »).

Les valeurs financières, très regardées ces dernières années, se sont faites discrètes en 2015. Société Générale a gagné 22% malgré un parcours en dents de scie, devant BNP Paribas (+7%) et Crédit Agricole (+0%, après une bonne année 2014).

Seconde partie : Palmarès 2015 du CAC40 : les flops !

Xavier Bargue (redaction@boursorama.fr)

Retrouvez tous les articles de la rédaction de Boursorama dans la rubrique dédiée.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.

Avertissement

Une erreur est survenue, merci de re-essayer ultérieurement.