Pakistan : pourquoi Malala n'est plus prophète en son pays

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Le 13 octobre 2012, une manifestation de soutien à Karachi au lendemain de la tentative de meurtre contre Malala.
Le 13 octobre 2012, une manifestation de soutien à Karachi au lendemain de la tentative de meurtre contre Malala.

Il est 18 heures au Pakistan quand la nouvelle tombe en ce mardi 9 octobre 2012. Les talibans ont tiré sur Malala Yousafzaï. Le crime de cette écolière ? Les avoir critiqués sur son blog. La fillette a pris une balle dans la tête. Elle lutte contre la mort dans un hôpital de Peshawar. Le pays condamne la lâcheté des talibans. Ils revendiqueront l'attentat quelques jours plus tard. Dans plusieurs villes, des manifestations spontanées surgissent. La rue prie pour l'adolescente. Le chef de la toute-puissante armée, le général Kayani, se rend à son chevet : "Les lâches qui ont attaqué Malala viennent de montrer le peu de prix qu'ils accordent à la vie humaine. Elle est un symbole de courage", clame-t-il. Les autorités affrètent même un avion pour la transférer dans un hôpital à l'étranger.

Un an plus tard, la compassion a laissé place à l'indifférence et à la méfiance, alors que Malala accumule les récompenses. Ce jeudi, elle a reçu le prix Sakharov du Parlement européen. Mais les théories conspirationnistes, véhiculées par les islamistes, se répandent sur Internet. On publie des photos annotées censées prouver que Malala n'a jamais été blessée. Qu'elle travaille pour la CIA. Que son agression est une mise en scène des Américains pour ternir l'image du Pakistan.

Les talibans tolérés

Le gouvernement qui condamnait les talibans l'an dernier n'a pas été réélu lors des législatives du printemps. Le nouveau pouvoir, emmené par...

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  • nebraska le vendredi 11 oct 2013 à 14:15

    La RATP ??? Que vient donc faire la RATP là dedans ???

  • LeRaleur le vendredi 11 oct 2013 à 13:56

    Uniquement parce que la RATP est omniprésente à tous les niveaux.