Pakistan : neuf alpinistes étrangers tués par des talibans

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Pakistan : neuf alpinistes étrangers tués par des talibans
Pakistan : neuf alpinistes étrangers tués par des talibans

Le Mouvement des talibans du Pakistan (TTP) a revendiqué ce dimanche l'attaque visant au moins neuf alpinistes étrangers, dont cinq Ukrainiens, tués par balle dans la nuit de samedi à dimanche dans l'Himalaya pakistanais. Lors d'un appel téléphonique à l'AFP, un porte-parole du TTP, Ehsanullah Ehsan, a précisé que l'opération avait été menée par une faction jusqu'ici inconnue, «Junood ul-Hifa», pour venger la mort du numéro deux des talibans pakistanais, Wali ur-Rehman, tué en mai par un tir de drone américain. Lors de leur attaque, les insurgés islamistes étaient déguisés en policiers.

Les neuf alpinistes étrangers ont été tués par balle dans un camp de base du Nanga Parbat, 9e sommet du monde (8.126 mètres), dans le district de Diamer appartenant à la province du Gilgit-Baltistan (nord). Selon la télévision officielle PTV, le nombre de victimes s'élèverait à dix et il s'agirait notamment de Chinois, d'Ukrainiens et de Russes. Il s'agit d'une attaque inédite dans une région, l'Himalaya, habituellement épargnée par la violence endémique qui sévit depuis des années au Pakistan. Des centaines d'attentats attribués aux insurgés islamistes, en guerre contre les autorités dont ils dénoncent l'alliance stratégique avec les Etats-Unis, ont tué plus de 6 000 personnes depuis six ans à travers le pays.

Le Premier ministre Nawaz Sharif a promptement condamné cette attaque. «De tels actes cruels et inhumains ne sauraient être tolérés et tous les efforts seront entrepris pour faire du Pakistan un lieu sûr pour les touristes», a déclaré dans un communiqué Newaz Sharif, entré en fonctions il y a quelques semaines seulement. «Nous avons envoyé des hélicoptères sur place pour récupérer les corps. Une opération de recherche a été lancée contre les tireurs. Tous les points d'entrée et de sortie de la région ont été fermés», a déclaré Mohammed Naveed, un responsable de la police locale. «La zone est ...

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