Pakistan : les talibans afghans confirment la mort de leur chef, le mollah Mansour

le , mis à jour à 17:00
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Pakistan : les talibans afghans confirment la mort de leur chef, le mollah Mansour
Pakistan : les talibans afghans confirment la mort de leur chef, le mollah Mansour

Les États-Unis ont annoncé samedi qu'ils avaient tué dans une frappe aérienne au Pakistan le chef des talibans afghans, le mollah Akhtar Mansour. Sa mort a été confirmée à l'agence AP par un commandant taliban, le Mollah Abdul Rauf, et par les services de renseignement afghan. «Le mollah Akhtar Mansour était surveillé depuis un certain temps, indiquent les services afghans. Il a été tué dans une frappe de drone hier (ndlr. samedi) au Baloutchistan», province du sud-ouest du Pakistan.

The Government of the Islamic Republic of Afghanistan confirms the drone attack on Mullah Akhtar Mansour by the United States Forces. (1/n)— ارگ (@ARG_AFG) 22 mai 2016

Selon le porte-parole du Pentagone Peter Cook, le mollah Mansour a été visé par une frappe de drone dont on a appris, un peu plus tard, de source anonyme, qu'elle a été autorisée par Barack Obama lui-même. Depuis la fin de la mission de combat de l'Otan en Afghanistan, en 2014, les forces américaines n'ont plus théoriquement qu'un rôle de conseil et d'assistance auprès des forces afghanes. «Mansour était (...) une menace imminente pour le personnel américain, les civils afghans et les forces de sécurité afghanes», a déclaré le secrétaire d'Etat américain John  Kerry à la presse depuis Naypyidaw, la capitale birmane, ajoutant qu'«il était également directement opposé aux négociations de paix».

Un raid des forces spéciales américaines

Le bombardement a été mené par plusieurs drones des forces spéciales américaines dans une zone éloignée à la frontière de l'Afghanistan et du Pakistan, « au sud-ouest de la ville d'Ahmad Wal », située en territoire pakistanais, a précisé le responsable américain. « Il était un obstacle à la paix et à la réconciliation entre le gouvernement d'Afghanistan et les talibans, interdisant aux chefs talibans de participer aux négociations de paix avec le gouvernement afghan », a justifié Cook. ...

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