Pakistan : au moins 60 morts dans l'attaque d'une école de police

le , mis à jour à 09:46
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Pakistan : au moins 60 morts dans l'attaque d'une école de police
Pakistan : au moins 60 morts dans l'attaque d'une école de police

Au moins 60 personnes ont péri lors d'une attaque attribuée à un groupe islamiste contre une école de police à une vingtaine de kilomètres à l'est de Quetta, la capitale de la province instable du Baloutchistan (Pakistan) dans la nuit de lundi à ce mardi, ont indiqué les autorités. 118 personnes ont été blessées. 

Selon l'armée pakistanaise, les assaillants ont pénétré avant minuit dans le Collège de police. «J'ai vu trois hommes en tenue de camouflage, le visage caché et armés de kalachnikovs», a raconté un témoin se présentant comme policier en formation, interviewé par une chaîne télévisée. «Ils ont commencé à tirer et sont entrés dans le dortoir mais j'ai réussi à m'échapper en passant par dessus un mur». 

Après plusieurs heures d'échanges de tirs, un responsable provincial a annoncé mardi vers 4 heures du matin (1 heure en France) que l'armée avait délogé les assaillants et sécurisé l'établissement, à l'intérieur duquel se trouvaient 700 recrues au moment de l'attaque. 

 

Police stationed outside a Police Training Center, #Quetta, #Pakistan; 5 to 6 jihadists have taken hostages in the center.

via " channel1iba pic.twitter.com/DaqZZjxbw8

— Raven*HnullU*Wolf (@RavenHUWolf) 24 octobre 2016

Cette offensive a été menée par trois kamikazes armés, a déclaré à la presse le ministre de l'Intérieur de la province du Baloutchistan, Mir Sarfaraz Ahmed Bugti, révisant à la baisse le nombre d'assaillants, initialement évalué entre 5 et 6 par l'armée. «Les lieux sont à 99% sécurisés, nous terminerons cela une fois le soleil levé», a ajouté le ministre. 

 

(AFP/BANARAS KHAN.)

Les assaillants seraient membres du groupe islamiste Lashkar-e-Jhangvi, allié des talibans pakistanais. Selon le général Sher Afgan, commandant du Frontier Corps chargé de la contre-offensive, les assaillants «communiquaient avec des cadres en Afghanistan». Mais certains ne vont pas ...

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