Padoin, le soldat inconnu

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Padoin, le soldat inconnu
Padoin, le soldat inconnu

Au milieu de Pirlo, Pogba, Vidal ou encore Marchisio, on trouve Simone Padoin. Un nom, et une réputation de bouche-trous indispensable qui fait honneur à la culture ouvrière de la Juventus. Au point de devenir une star des réseaux sociaux.

"J'ai refusé la Juve, ils ne veulent que des petits soldats qui filent droit", déclarait Antonio Cassano il y a quelques années. Une formule qui avait pour but de titiller l'orgueil des Juventini, tout en leur rendant hommage. L'armée bianconera a connu de grands officiers au cours de son histoire, mais elle s'est tout autant distinguée par ses nombreux soldats qui se sont sacrifiés. Un grand d'Italie qui se démarque des autres, par sa mentalité volontiers "provinciale" quand il le faut. Aller au charbon, se retrousser les manches, courir, ratisser. Ou comment magnifier l'état d'esprit des ouvriers de la Fiat. Nedvěd représentait parfaitement ce mix entre talent et sacrifice. Mais lui n'avait rien d'un bidasse. Ce rôle incombait à Pessotto ou Birindelli, ou encore Di Livio, d'ailleurs surnommé "Il soldatino". Ils ont trouvé un digne héritier, moins doué, mais certainement pas moins populaire.

"Pirlo y Padoin"


Il était arrivé sur la pointe des pieds en janvier 2012, au beau milieu d'une saison qui voyait la Juve enfin sortir de sa torpeur. Conte l'avait connu et apprécié à l'Atalanta, et ne l'avait pas oublié. "Saint Padoin l'honnête", qu'il l'appelait même. "Je me sens seulement capable de promettre beaucoup d'investissement, et je donnerai tout ce que j'ai." Voici ses premiers mots en tant que joueur bianconero, il ne dérogera jamais de cette ligne conductrice. Coût du transfert ? Cinq millions d'euros, de quoi faire grincer les dents des supporters de la Juve. Comme si un effectif pouvait tourner avec 22 Pirlo. "Zidane y Pavon" disait Florentino Pérez il y a dix ans, dénigrant les porteurs d'eau, un métier qui ne s'improvise pas. Fils de Gemona del Friuli, Padoin est l'archétype du gregario à l'italienne, humble, silencieux et travailleur. De ceux qui vont sur le banc sans rechigner, pas pour faire le nombre sur la feuille de match, mais bien pour se rendre utile à la moindre occasion. Et il en a eu, au mérite.

Padoin 4-Roma 3


Comme son prédécesseur, Allegri a très bien compris l'utilité du Frioulan. "Dove lo metti, sta" dit-on dans la langue de Birindelli, et c'est vrai. Formé comme milieu latéral, Padoin est trimbalé de droite à gauche, au milieu et en défense.…




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