Pacte de stabilité : l'arithmétique est cruelle avec Manuel Valls

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L'hémicycle de l'Assemblée nationale.
L'hémicycle de l'Assemblée nationale.

À l'Assemblée nationale, la majorité est à 289 voix. Mardi soir, Manuel Valls a obtenu le soutien de 265 députés pour approuver son plan d'économies de 50 milliards d'euros. Trois semaines après sa nomination, le deuxième Premier ministre de François Hollande est minoritaire. Rien de grave dans cette situation. De 1988 à 1992, Michel Rocard ne disposait que d'une majorité relative au Palais-Bourbon. Pendant trois ans, il s'est adjoint au coup par coup les suffrages des centristes ou des communistes pour mener à bien sa politique. À ses côtés, son conseiller Guy Carcassonne s'assurait du soutien individuel de quelques députés pour éviter à Rocard de trébucher sur les projets de loi. Michel Rocard tint pendant plus de trois ans avant d'être congédié par François Mitterrand. Pour d'autres raisons...

Mais la situation de son lointain successeur est tout autre. Dans les heures qui précédaient le vote, l'entourage du Premier ministre espérait contenir à trente le nombre de députés récalcitrants... Or, selon un pointage précis, ils sont 41 socialistes à s'être désolidarisés parmi les 67 élus à s'être abstenus ! À l'instant où Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, annonçait le résultat final, Manuel Valls n'a pu masquer une grimace. Mieux que quiconque, il sait que ce chiffre est un sérieux coup de semonce. Le 8 avril, lors du vote de politique générale du gouvernement, 11 députés s'étaient abstenus. Vingt et...

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  • pichou59 le mercredi 30 avr 2014 à 10:17

    ces typss ne parlent pas des petits copains SUPER PRIVILEGIéS : GOURVERNANTS ELUS France et Europe CUMULARDS HAUTS FONCTIONNAIRES MEMBRES DE COMMISSION SYNDICATS GLANDEURS etc....!!!!! et pendant ce temps le Français moyen "TRIME "