Pacte de responsabilité : théâtre d'ombres sur les contreparties

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François Rebsamen a réuni des représentants de 50 branches professionnelles sur 700, mercredi, au ministère des Affaires sociales.
François Rebsamen a réuni des représentants de 50 branches professionnelles sur 700, mercredi, au ministère des Affaires sociales.

Les négociations sur les contreparties au pacte de responsabilité étaient au point mort. Plusieurs mois après la signature, le 5 mars, d'un "relevé de conclusions" par les syndicats et les organisations patronales, presque rien ne s'était passé. Ou si peu. Une seule branche (regroupement d'entreprises d'un même secteur) sur quelque sept cents existantes, celle de la chimie, avait signé un accord. Les autres avaient à peine entamé des discussions, voire n'avaient rien fait du tout. Le gouvernement se devait donc d'afficher son volontarisme, au risque d'accréditer l'idée que les 41 milliards d'allègements de charges et d'impôts pour les entreprises n'étaient qu'un cadeau au patronat. Mercredi, le ministre du Travail, François Rebsamen, a donc réuni, pendant plus de trois heures, les représentants des cinquante plus grandes branches regroupant onze millions de salariés (sur un total de près de seize millions dans le secteur marchand), pour faire un point d'étape. Une "réunion constructive", "significative", une "réussite", s'est d'emblée félicité François Rebsamen, lors d'une conférence de presse. "En juillet, vingt-cinq branches avaient mis le pacte à l'ordre du jour, aujourd'hui, elles sont trente-trois", soit "neuf millions" de salariés, a-t-il positivé. Des baisses de charges intangibles Largement formelle, la conclusion de cette grand-messe était écrite d'avance. Pour preuve, le texte de l'intervention du ministre, distribué aux...

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