Paco Jémez : "Nous voulons appartenir à nos supporters" 2/2

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Paco Jémez : "Nous voulons appartenir à nos supporters" 2/2
Paco Jémez : "Nous voulons appartenir à nos supporters" 2/2

Alors qu'il se déplace avec son Rayo au Vicente-Calderón, Paco Jémez a encore tout misé sur le jeu. Un jeu qu'il veut vivant, pour rester fidèle à ses principes, mais également pour "rendre heureux nos supporters". Des habitants de Vallecas fiers d'un écusson qu'il raconte lors de la seconde partie d'une interview fleuve.

Tu étais un défenseur central robuste, un guerrier. Pourtant, le style de jeu que tu prônes est plus proche du tiki-taka... Même si je n'ai pas une belle voix, j'aime chanter. J'étais un joueur qui misait plus sur la puissance, l'envie, mais ça ne veut pas dire que je n'aime pas le beau football. Ce n'est parce qu'il y avait des choses que je ne savais pas faire avec le ballon que je n'aimais pas ces choses. J'ai toujours aimé un football de mouvements. Aujourd'hui je suis entraîneur, alors je tente de transmettre cette idée du football à mes joueurs.
De temps en temps, tu joues au golf avec Guardiola. Il a eu une influence sur ta vision du jeu ? Guardiola et moi, nous avons presque le même âge. Il a 44 ans et moi 45. Nous avons été coéquipiers en sélection, nous avons été camarades lors du diplôme d'entraîneur. Nous avons une mentalité quasi-identique. Ce n'est pas tant qu'il m'a influencé, ou que je l'ai influencé : nous avons partagé le même vestiaire, de nombreuses discussions. Avant que Pep ne devienne entraîneur, j'avais déjà cette volonté de faire jouer mes équipes de cette manière. J'ai commencé en troisième division, dans une catégorie où il est très difficile de bien faire jouer ses équipes et de gagner. Mais j'ai toujours essayé...
Tu as des modèles ? J'ai tellement de modèles... Je pense que l'on peut apprendre de tout le monde. J'apprends autant d'un coach comme Carlo Ancelotti que des entraîneurs des équipes de jeunes du Rayo. Un entraîneur, comme un joueur, a toujours à apprendre.
Xavi, Valdano, Ancelotti ont tous un point commun : ils ont loué le jeu du Rayo. Cette reconnaissance est l'une de très grande fierté ?
Je ne vais pas te cacher que c'est effectivement une grande fierté. Ce sont des gens importants, qui ont beaucoup de prestige dans le monde du football. Qu'ils mettent le Rayo au rang d'exemple d'équipe qui aime jouer, ça me touche. Gagner ne fait pas tout. Par contre, gagner avec un jeu que tu as déterminé, ça me rend heureux.
Le Rayo a un jeu plaisant mais qui semble parfois un peu suicidaire. Le jeu est vraiment plus important que la victoire ? Pour moi, ça ne fait aucun doute. Je veux que mon équipe...





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