PACA-Estrosi s'engage à être le président de "la parole donnée"

le , mis à jour à 15:42
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    * Estrosi veut changer de "logiciel politique" 
    * Il tend la main à la gauche 
    * Le FN l'accuse de trahison 
 
 (Actualisé avec Marion Maréchal-Le Pen) 
    par Jean-François Rosnoblet 
    MARSEILLE, 18 décembre (Reuters) - Christian Estrosi, élu 
vendredi à la tête du conseil régional de Provence-Alpes-Côte 
d'Azur, s'est engagé à être "le président de la parole donnée et 
de la parole tenue" en appelant de nouveau à changer de 
"logiciel politique". 
    Egalement député-maire de Nice, deux mandats qu'il devrait 
quitter dans les trente jours, l'élu des Républicains a fait le 
plein des 81 voix de son camp, les 42 conseillers du Front 
national votant pour Marion Maréchal-Le Pen. 
    Il succède au socialiste Michel Vauzelle qui occupait la 
fonction depuis 1998. 
    "Notre logiciel politique est désormais dépassé, les 
Français nous l'ont fait comprendre, tant par le vote du premier 
tour que par le sursaut du second", a-t-il déclaré lors de son  
discours d'investiture. 
    "J'ai pour ma part entendu ce message et cette exigence. 
J'avais pour slogan de campagne 'Ça va changer', il convient 
maintenant pour nous tous de faire de ce slogan une réalité", 
a-t-il dit. 
    "Et pour ce faire, je veux être le président de la parole 
donnée et de la parole tenue", a-t-il ajouté. "De la confiance 
des uns, du choix des autres, je me montrerai digne". 
     
    "UNE OPPOSITION DE DOSSIERS" 
    Marion Maréchal Le Pen, députée FN du Vaucluse, a accusé 
Christian Estrosi de "trahir" les électeurs de droite. "A court 
terme, Christian Estrosi en tire un bénéfice d'élection, mais à 
long terme il le paiera vraisemblablement très cher, lui et sa 
famille politique", a-t-elle dit lors d'une conférence de 
presse. 
    "Christian Estrosi n'est pas le perdreau de l'année, il est 
un homme présent en politique depuis près de trente ans. Je ne 
crois pas une seconde aux promesses qui ont été faites car je 
n'ai pas confiance en l'homme", a-t-elle ajouté.  
    Christian Estrosi, qui a pris ses distances avec Nicolas 
Sarkozy depuis les régionales, a été élu le 13 décembre face à 
Marion Maréchal-Le Pen, chef de file des listes du Front 
national, à la faveur d'un "front républicain", le candidat 
socialiste s'étant retiré pour faire barrage au FN. 
    La gauche n'est en conséquence pas représentée dans 
l'hémicycle, une première. 
    Christian Estrosi, qui s'est engagé à un dialogue constant 
avec la gauche, a confirmé vendredi la création d'un conseil 
territorial qui se réunira dès le premier trimestre 2016, où 
pourront s'exprimer "ceux qui ne siègent pas" dans l'assemblée. 
    Cette instance sera supervisée par un conseil des Sages où 
siégeront les trois anciens présidents du conseil régional, les 
socialistes Michel Pezet et Michel Vauzelle et l'actuel 
sénateur-maire de Marseille (Les Républicains) Jean-Claude 
Gaudin. 
    "Nous allons faire mentir tous ces gens qui ont tenté de 
façon assez cynique de nous diaboliser. Nous ne serons pas une 
opposition de principe, mais une opposition de dossiers qui 
n'aura pas sa langue dans sa poche", a affirmé Marion 
Maréchal-Le Pen. 
 
 (Jean-François Rosnoblet, édité par Sophie Louet) 
 
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  • M4760237 il y a 12 mois

    Attention : il ne précise pas qui donne sa parole à qui, et qui la tient. Il y a un piège.