Pablo Zabaleta, l'autre âme de City

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Pablo Zabaleta, l'autre âme de City
Pablo Zabaleta, l'autre âme de City

Si l'attachement au maillot n'est pas la première valeur qui ressort de l'ambitieux projet de Manchester City, trois hommes sortent du lot dans l'effectif des Citizens. Joe Hart le local, Vincent Kompany le capitaine, et enfin Pablo Zabaleta, l'oublié et sous-coté. À l'heure des récompenses, l'Argentin est toujours le premier cité par ses entraîneurs. Dans les médias, en revanche, son nom semble passer inaperçu. Un défenseur latéral à l'ancienne, polyvalent, dur et intelligent.
En novembre 2013, le skipper Vincent Kompany chute, et se blesse. En toute logique, le vice-capitaine Pablo Zabaleta doit porter le brassard. Mais Manuel Pellegrini veut imposer ses idées, et choisit Yaya Touré. Une décision loin d'être choquante vue de l'extérieur, mais qui irrite fortement le vestiaire des Citizens. Citant ses sources au sein de l'effectif, le Daily Mail écrit alors : "La décision de Pellegrini a rendu furieux plusieurs joueurs. Le latéral est l'un des membres les plus populaires de l'effectif et a une grande influence sur ses jeunes stars. Yaya est un footballeur de classe mondiale, l'un des meilleurs, mais il serait probablement le premier à admettre qu'il n'est pas aussi important que Pablo à City." La messe est dite : selon l'une de ces logiques de vestiaires dont l'intimité ne pourra peut-être jamais être saisie par le grand public, Pablo Zabaleta est plus important que Yaya Touré à Manchester City.
San Lorenzo, puis l'Espanyol
Si Pablo Zabaleta est si polyvalent aujourd'hui, il le doit certainement à sa formation de numéro 8. Dans les rangs du club de San Lorenzo, dès 12 ans, le petit Pablo s'entraîne à devenir le futur milieu relayeur droit du club. Finalement, il recule petit à petit, et lorsque Marcelo Bielsa l'emmène avec son escouade à la Coupe du monde 2002 pour faire partie de l'équipe des sparring partners – avec notamment Javier Mascherano – Zabaleta est déjà un latéral droit de métier. Pro à 17 ans, il passe trois saisons à défendre le bleu et rouge de son club de cœur, dont une avec El Pocho Lavezzi en 2004-05. Fils d'ancêtres basques, il s'envole finalement pour la Catalogne en 2005, à 20 ans : direction l'Espanyol Barcelone.

En Espagne, Zabaleta retrouve son compatriote Mauricio Pochettino, Ivan de la Peña, Carlos Kameni, Juanfran, Albert Riera ou encore Raúl Tamudo. Ernesto Valverde est aux commandes. Une belle équipe qui vaudra une Coupe du Roi remportée contre le Real Saragosse de Diego Milito en 2006, et une finale de Coupe UEFA perdue contre le FC Séville de Frédéric Kanouté et Dani Alves. Trois premières saisons réussies en Europe, un titre de champion olympique à Pékin en 2008, et des offres qui arrivent sur la table. L'Espanyol ne souhaite pas vendre, mais la clause n'est que de 8 millions d'euros. La Juve se manifeste, mais l'Argentin veut la Premier League "parce que c'est un paradis pour les...



En novembre 2013, le skipper Vincent Kompany chute, et se blesse. En toute logique, le vice-capitaine Pablo Zabaleta doit porter le brassard. Mais Manuel Pellegrini veut imposer ses idées, et choisit Yaya Touré. Une décision loin d'être choquante vue de l'extérieur, mais qui irrite fortement le vestiaire des Citizens. Citant ses sources au sein de l'effectif, le Daily Mail écrit alors : "La décision de Pellegrini a rendu furieux plusieurs joueurs. Le latéral est l'un des membres les plus populaires de l'effectif et a une grande influence sur ses jeunes stars. Yaya est un footballeur de classe mondiale, l'un des meilleurs, mais il serait probablement le premier à admettre qu'il n'est pas aussi important que Pablo à City." La messe est dite : selon l'une de ces logiques de vestiaires dont l'intimité ne pourra peut-être jamais être saisie par le grand public, Pablo Zabaleta est plus important que Yaya Touré à Manchester City.
San Lorenzo, puis l'Espanyol
Si Pablo Zabaleta est si polyvalent aujourd'hui, il le doit certainement à sa formation de numéro 8. Dans les rangs du club de San Lorenzo, dès 12 ans, le petit Pablo s'entraîne à devenir le futur milieu relayeur droit du club. Finalement, il recule petit à petit, et lorsque Marcelo Bielsa l'emmène avec son escouade à la Coupe du monde 2002 pour faire partie de l'équipe des sparring partners – avec notamment Javier Mascherano – Zabaleta est déjà un latéral droit de métier. Pro à 17 ans, il passe trois saisons à défendre le bleu et rouge de son club de cœur, dont une avec El Pocho Lavezzi en 2004-05. Fils d'ancêtres basques, il s'envole finalement pour la Catalogne en 2005, à 20 ans : direction l'Espanyol Barcelone.

En Espagne, Zabaleta retrouve son compatriote Mauricio Pochettino, Ivan de la Peña, Carlos Kameni, Juanfran, Albert Riera ou encore Raúl Tamudo. Ernesto Valverde est aux commandes. Une belle équipe qui vaudra une Coupe du Roi remportée contre le Real Saragosse de Diego Milito en 2006, et une finale de Coupe UEFA perdue contre le FC Séville de Frédéric Kanouté et Dani Alves. Trois premières saisons réussies en Europe, un titre de champion olympique à Pékin en 2008, et des offres qui arrivent sur la table. L'Espanyol ne souhaite pas vendre, mais la clause n'est que de 8 millions d'euros. La Juve se manifeste, mais l'Argentin veut la Premier League "parce que c'est un paradis pour les...



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