P.Saint-André : " La copie parfaite, je l'attends contre l'Italie "

le
0
P.Saint-André : " La copie parfaite, je l'attends contre l'Italie "
P.Saint-André : " La copie parfaite, je l'attends contre l'Italie "

Avant le dernier match de préparation au Mondial des Bleus, samedi contre l'Ecosse, Philippe Saint-André l'affirme : si cette rencontre face aux Ecossais est essentielle pour " emmagasiner de la confiance ", le vrai rendez-vous est fixé au 19 septembre prochain face à l'Italie en ouverture de la Coupe du monde.

Philippe Saint-André, si Maestri avait été apte à jouer, auriez-vous testé Le Roux en remplaçant deuxième ligne pour ce match ?
Bernard Le Roux, vous le savez depuis l’annonce des 31, est polyvalent ; il peut jouer troisième ligne aile mais a une formation de seconde ligne. Il couvre deuxième ligne mais peut aussi couvrir le poste de troisième ligne aile si jamais y’a une blessure en début de match. Il nous donne beaucoup de solutions car il peut couvrir quatre positions dans le paquet d’avants.

En reconduisant l’équipe, vous vous exposez au danger d’une défaite que vous n’auriez pas eu si vous aviez continué d’autres expériences. La défaite, c’est une hypothèse que vous n’envisagez sans doute pas…
L’important pour nous, c’est d’emmagasiner de la confiance. On connait la valeur des Ecossais, ils ont fait de très bons matchs de préparation. On se concentre sur nous, sur notre performance, on a envie d’aller encore plus loin sur nos automatismes. La qualité et la performance collective seront vraiment importantes pour nous à quatorze jours du premier match contre l’Italie.

Maintenant que le groupe a été réduit à 31, vous attendez-vous à un peu plus de liberté et de folie sur le terrain ?
Liberté, folie… nos joueurs en ont. Ce qui est important dans un système, c’est que des joueurs en sortent et prennent des initiatives individuelles. Au niveau de la contre-attaque, on a été plus qu’intéressants contre l’Angleterre. On veut peaufiner nos lancements de jeu, nos surnombres. Ce qui est important, c’est de mettre la même intensité, le même combat, c’est d’être aussi précis tant en défense qu’en conquête tout en essayant de continuer à être disciplinés. Notre discipline a été très bonne à Twickenham et au Stade de France, tout comme notre taux de pourcentage au pied.

A quoi correspondrait une copie parfaite ? Est-ce que c’est ce que vous attendez contre l’Ecosse ?
La copie parfaite, je l’attends contre l’Italie. Pour nous, ce qui est important d’abord c’est de gagner ce match contre l’Ecosse pour emmagasiner de la confiance devant notre public au Stade de France. Pour les joueurs, il faudra avoir pour objectif de mettre la même agressivité, le même combat, la même intensité que face aux Anglais, tout en gérant mieux la fin de match. Mais attention, les Ecossais jouent beaucoup, mettent énormément de vitesse, se déplacent énormément donc il va falloir qu’on soit bien en place et qu’on soit maîtres de notre rugby.

Selon Saint-André, « quelques joueurs se préparent déjà pour jouer la Roumanie »

Cette équipe-là pourrait-elle ressembler à 100% à celle qui débutera contre l’Italie ?
Elle peut ressembler à l’équipe qui rencontrera l’Italie. Tout dépend de la performance collective, des niveaux de forme, des petites blessures. Par exemple, Yoann Maestri est quelqu’un de très important pour nous. Il était titulaire à Twickenham et a joué tout le match au Stade de France. Là on ne veut prendre aucun risque à deux semaines de l’Italie. Après, c’est une équipe équilibrée. A part deux changements, c’est la même équipe qui a gagné l’Angleterre il y a quinze jours.

On ne doutait pas du retour de Dusautoir mais c’est quand même une bonne chose pour lui d’avoir un match à disputer avant le début de la compétition.
Oui, bien sûr. On ne vous a pas menti en vous disant rapidement qu’il ne serait pas disponible pour les deux matchs contre l’Angleterre. Là, il est bien, il est en pleine forme, il revient en tant que titulaire et capitaine. Sa performance est importante et il le sait.

Certains joueurs n’auront pas eu beaucoup de temps de jeu sur ces trois matchs de préparation. N’avez-vous pas peur que cela pèse sur l’ambiance du groupe ?
Non, les règles du jeu sont claires. On a 31 joueurs, ils auront tous du temps de jeu. Après, automatiquement c’est certain, on a quelques joueurs qui se préparent déjà mentalement pour jouer la Roumanie (ndlr : deuxième match de poule des Bleus, le 23 septembre, quatre jours après France-Italie). Mais, ce sont les règles du jeu. On a un groupe, une osmose. Préparons déjà bien le match contre l’Ecosse puis préparons l’Italie en sachant qu’on aura la Roumanie quatre jours après. Dès la semaine prochaine, des joueurs vont travailler sur la Roumanie.

Pour Saint-André, l’Ecosse est « un match à prendre au sérieux »

Vous venez de dire que certains joueurs se préparent déjà pour la Roumanie. Cela revient-il à dire que vous avez déjà informé certains membres du groupe qu’ils ne joueront pas le premier match et qu’ils joueraient le second ?
Ce qui est important, c’est le rôle de chacun dans la dynamique du groupe, dans le travail. Il y en a certains qui, à part blessure ou contre-performance, se préparent pour le match contre la Roumanie.

Brice Dulin n’est pas sur la feuille de match. Peut-on considérer que Scott Spedding est le titulaire indiscutable à l’arrière ?
Brice Dulin, on le connait. Depuis 2012 on le sélectionne. A Twickenham, sa deuxième mi-temps a été de grande qualité, sa première un peu moindre. C’est un grand joueur de rugby, un vrai compétiteur. Actuellement, c’est difficile pour lui. Mais je sais que dès qu’il aura l’opportunité de jouer, il démontrera que c’est un grand joueur.

Bastareaud a souvent été utilisé en impact-player l’automne dernier et lors du dernier Tournoi, là il enchaîne deux matchs en tant que titulaire…
Il est bien mieux physiquement !

Même s’il n’y a pas de petites équipes, l’Ecosse est tout de même un cran en-dessous de l’Angleterre. Qu’attendez-vous précisément de ce match ? La touche ?
Les Ecossais, sur ce qu’on a pu voir lors de leurs matchs amicaux, restent très forts en touche. C’est une équipe qui bouge très bien, qui est très réactive, avec des joueurs de grande qualité derrière, de gros finisseurs. Ils interceptent aussi beaucoup de ballons. C’est un match à prendre au sérieux. Ils sont un peu moins puissants que les Anglais mais ont une organisation collective un peu similaire à celle de l’équipe anglaise.

(avec JMD)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant