P.Papé : " Envie de montrer aux Français qu'on est en forme "

le , mis à jour à 22:15
0
P.Papé : " Envie de montrer aux Français qu'on est en forme "
P.Papé : " Envie de montrer aux Français qu'on est en forme "

Ce samedi, le XV de France reçoit l'Angleterre au Stade de France pour une revanche du match du week-end dernier (victoire anglaise 19-14). Pascal Papé et ses coéquipiers voudront se rattraper et remporter une rencontre qui peut être importante pour la confiance à un mois du début de la Coupe du monde.

Pascal Papé, vous serez capitaine pour la rencontre de samedi. Est-ce que votre rôle va changer par rapport aux anciens capitaines de cette équipe de France ?
Non pas forcément. On est encore dans une phase de préparation et demain (samedi) nous attend un vrai test face à l’Angleterre. Chaque joueur est très concentré, on a fait une semaine de boulot plutôt studieuse et j’ai senti tous mes coéquipiers en alerte. Il ne faudra pas galvauder la pression qui est présente avec l’annonce de la liste des 31 (ndlr : dimanche). A la fin du match il ne faudra rien regretter et se dire que l’on a tout donné. Quoiqu’il arrive cela ne dépendra pas de nous au final.

Une victoire face à l’équipe-type anglaise pourrait vous donner un maximum de confiance.
Oui c’est sûr ! Mais l’équipe-type anglaise ce n’est pas notre problème, on doit d’abord se concentrer sur nous-mêmes. Sur ce qu’on va proposer, sur l’état d’esprit que l’on aura. Même si c’est un match de préparation il y a encore pas mal de détails à régler et il n’y a que la victoire qui nous importe.

Avez-vous l’impression qu’une victoire va faire du bien à tout le groupe ?
Ça apporte toujours un petit peu de confiance donc c’est pour cela qu’on veut absolument gagner.

Est-ce que vous sentez une pression sur les épaules des joueurs qui figurent dans le groupe ?
Non. On est un groupe de 36, on est un club de 36. Il n’y a pas de pression particulière si ce n’est sur l’équipe et les 23 qui seront sur la feuille parce qu’il faut qu’on valide le travail qui a été fait toute la semaine.

L’Angleterre est-il un adversaire à part pour vous ?
Pour moi mais aussi pour les 35 autres et même pour les 66 millions de Français. C’est un adversaire redoutable qu’on aime jouer parce que ça fait toujours des grands matchs. Comme préparation il n’y a pas mieux que de jouer les Anglais. C’est une étape de plus vers le Mondial. On est en France, on a envie de montrer aux Français qu’on est en forme. J’espère aussi qu’en termes de contenu on pourra satisfaire tout le monde mais le plus important c’est le capital confiance, c’est-à-dire la victoire.

Papé estime que c’est « tout un collectif qui devra se lever »

Votre dernier match sous le maillot des Bleus, c’était face à l’Irlande avant que vous purgiez dix semaines de suspension. Est-ce que c’est une forme de revanche pour vous ce match ?
Évidemment, cela faisait longtemps que je n’avais pas porté le maillot de la France et je peux vous dire que ça m’avait manqué.

N’avez-vous pas peur de manquer de rythme à la fin du match ?
Vous viendrez me voir à la fin du match et je vous répondrai. En tout cas, on a super bien bossé et j’espère qu’on sera en forme. Mais on sait très bien que le rythme d’un match est toujours particulier.

Est-ce que la pression de l’annonce de dimanche se ressent dans le groupe ?
Inconsciemment il y a une petite pression supplémentaire mais il faut essayer de passer outre. On doit se dire que ce n’est que du plaisir de porter ce maillot, de défendre les couleurs de la France. Je suis persuadé que cette pression sera positive demain à 21h.

Ne craignez-vous pas des excès d’individualisme de certains qui voudront prouver qu’ils ont leur place dans les 31 ?
Non je crois qu’on est tous plutôt professionnels et tous dans le même état d’esprit. On sait qu’individuellement on ne pourra rien faire. Contre les Anglais, c’est tout un collectif qui devra se lever.

Est-ce un moment important pour vous de retrouver le capitanat de cette équipe de France après avoir vécu des moments difficiles ces dernières semaines ?
Franchement, non. Je me concentre vraiment sur ma performance. J’ai besoin de refaire des gros matchs avec l’équipe de France et le capitanat est anecdotique même si c’est une fierté. Demain, je sais que j’aurai deux charnières qui seront là pour m’épauler, je sais que j’ai des leaders qui sont là dans ce groupe pour m’aider dans les moments difficiles. Donc il n’y a pas de pression particulière, c’est juste une fierté profonde.

Philippe Saint-André disait jeudi que vous aviez encore des jambes de 20 ans. Vous êtes d’accord avec lui ?
Bien sûr ! Je pense même qu’à 20 ans j’allais moins vite.

(avec Valentin Carpentier)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant