P.Donnadieu : " On a très faim "

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P.Donnadieu : " On a très faim "
P.Donnadieu : " On a très faim "
Nanterre est sur le pont. La JSF débutera sa saison le 23 septembre prochain face à Limoges dans le cadre du Match des Champions. L'occasion, pour Pascal Donnadieu, coach de Nanterre, de revenir sur les ambitions du club francilien pour l'exercice qui s'annonce.

Pascal Donnadieu, la saison 2014-2015 débute le 23 septembre pour Nanterre. Va-t-il y a avoir des changements notamment dans le style de jeu que vous allez proposer ?
On a souvent eu des équipes offensives à Nanterre et il n'est pas question de perdre cette qualité. On est actuellement en train de construire un projet défensif assez cohérent. Il faut que l'on soit cohérent des deux cotés du terrain parce que, dire que l'on va essayer d'avoir une équipe très offensive c'est une chose, mais sans défense, c'est compliqué et vice-versa. Il faut trouver un équilibre et, encore une fois, trouver un équilibre des deux cotés du terrain tout en proposant un basket plaisant et spectaculaire.

Cette année encore, vous allez jouer sur plusieurs tableaux. L'Europe est au programme avec l'EuroChallenge, une coupe continentale mois prestigieuse que l'Euroligue que vous avez disputée la saison dernière. Comment est-ce que vous abordez ce rendez-vous ? Peut-on parler de corvée ?
Corvée et Coupe d'Europe sont deux mots qui ne vont pas ensemble. On avait la possibilité de ne pas disputer cette Coupe d'Europe. Si on considérait que c'était une corvée, on ne l'aurait pas disputée. Il est clair cependant que, cette année, on ne jouera pas sur tous les tableaux. La priorité reste la Pro A. Mais je peux vous dire que c'est tout sauf une corvée et on ne fera pas l'impasse sur les matchs d'EuroChallenge.

Comment envisagez-vous le Championnat qui s'annonce ? Peut-il être aussi indécis que la saison dernière ?
Oui bien sûr. Le problème de la Pro A, contrairement à d'autres Championnats européens, est que, depuis une dizaine d'années je crois, il y a un nouveau champion de France tous les ans. Donc il n'y a pas vraiment de hiérarchie.

Représentez-vous un danger pour ces grosses équipes ?
Oui, effectivement. On est un petit peu plus craint que quand nous sommes arrivés en Pro A. On n'a plus cette étiquette de petit promu qui n'a pas beaucoup de références. La première année en Pro A, on sentait qu'on ne nous prenait pas vraiment au sérieux et ça nous a permis de faire quelques coups. Il est bien évident que cela nous arrive de moins en moins. C'est à nous d'être prêts à chaque match, que ce soit à domicile ou à l'extérieur. On a faim et très faim avant d'aborder cette saison et on a des ambitions pour essayer, de nouveau, de surprendre.

Le Match des Champions*, c'est la possibilité de remporter un premier trophée...
A force de grappiller quelques petits trophées, on a réussi à être champion de France de ProB, champion de France de ProA et à gagner la Coupe de France. On se dit qu'il ne manque plus grand-chose. Si on veut continuer de garnir le plafond du palais des sports il faut gagner le Match des Champions et la Leaders Cup ; on va s'y employer.

* Le Match des champions opposera la JSF, victorieuse de la Coupe de France, au CSP Limoges, champion de France, le mardi 23 septembre 2014 au Kindarena de Rouen dans le cadre du Nicolas Batum LNB Show.

Propos recueillis par Jérémie Wolfman

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