Oxmo Puccino & Ibrahim Maalouf : " Balotelli, c'est un cactus de Sibérie "

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Oxmo Puccino & Ibrahim Maalouf : " Balotelli, c'est un cactus de Sibérie "
Oxmo Puccino & Ibrahim Maalouf : " Balotelli, c'est un cactus de Sibérie "

Auteurs d'une relecture poétique d'Alice au pays des merveilles, Oxmo Puccino et Ibrahim Maalouf - récemment récompensé du Grand Prix du jazz par la Sacem - ne sont pas de ceux qui connaissent la couleur du slip de Basile Boli en 1993 ou la tactique mise en place par Aimé Jacquet en 1998. Eux (enfin, surtout Oxmo), ce qu'ils préfèrent, ce sont ces liens qui se tissent entre le spectateur et le footballeur.Comment est né votre amour pour le foot ? Ibrahim : Je n'ai pas de passion pour le foot, simplement de l'admiration et du respect.
Oxmo : De mon côté, je suis passionné par les gens passionnés par le foot. Je pense que socialement, ça met tout le monde sur un même pied d'égalité. J'y ai d'ailleurs joué en tant que libéro pendant 4-5 ans lorsque j'étais gamin, avant d'être frappé par la beauté du sport individuel et l'esprit qui y règne. J'ai rapidement préféré faire de la corde à sauter, taper dans des sacs ou pratiquer des sports de glisse plutôt que du foot. J'avais beaucoup de mal avec le favoritisme entre les joueurs et les inégalités entre les équipes premières et les équipes réserves. Le foot, ce n'est pas assez sportif pour moi, dans le sens où l'esprit se perd. De même que dans beaucoup d'autres sports.
Vous pensez que le foot éclipse les autres sports ? Oxmo : Je pense que le foot est bien plus qu'un sport. C'est de l'art, de la danse. Mais il ne devrait pas éclipser les autres disciplines. Après, je dois avouer également que je ne rate aucun match important. Lorsque Messi ou Ronaldo jouent, par exemple, tu sais que tu peux assister à quelque chose d'historique. C'est assez magique comme sensation. Pour la petite anecdote, j'ai assisté au concert de Damon Albarn récemment à Paris et un de ses musiciens m'a avoué que le fait d'avoir rencontré Cantona il y a peu a bouleversé sa vie. C'est étrange, non ? Après tant d'années en dehors du foot, des mecs comme Cantona continuent d'être admirés pour ce qu'ils ont accompli.
On a l'impression que tu as un rapport social au foot ? Oxmo : Oui, c'est tout à fait ça ! J'ai connu le foot à une époque où ça ne rapportait pas un rond. J'ai vu mon père faire presque une crise cardiaque lors de France-Allemagne 1982 et j'ai eu la chance d'assister à la finale de la Coupe du monde 98 devant le stade de France. C'est absolument fabuleux de voir l'engouement que ça peut susciter. Malheureusement, aujourd'hui, j'ai l'impression qu'on parle plus des voitures et des femmes des joueurs que de leurs valeurs sur le terrain.
Vous pensez qu'il y a trop de dérives dans le foot actuel ? Oxmo : Plus il y aura d'argent, plus il y aura...



Comment est né votre amour pour le foot ? Ibrahim : Je n'ai pas de passion pour le foot, simplement de l'admiration et du respect.
Oxmo : De mon côté, je suis passionné par les gens passionnés par le foot. Je pense que socialement, ça met tout le monde sur un même pied d'égalité. J'y ai d'ailleurs joué en tant que libéro pendant 4-5 ans lorsque j'étais gamin, avant d'être frappé par la beauté du sport individuel et l'esprit qui y règne. J'ai rapidement préféré faire de la corde à sauter, taper dans des sacs ou pratiquer des sports de glisse plutôt que du foot. J'avais beaucoup de mal avec le favoritisme entre les joueurs et les inégalités entre les équipes premières et les équipes réserves. Le foot, ce n'est pas assez sportif pour moi, dans le sens où l'esprit se perd. De même que dans beaucoup d'autres sports.
Vous pensez que le foot éclipse les autres sports ? Oxmo : Je pense que le foot est bien plus qu'un sport. C'est de l'art, de la danse. Mais il ne devrait pas éclipser les autres disciplines. Après, je dois avouer également que je ne rate aucun match important. Lorsque Messi ou Ronaldo jouent, par exemple, tu sais que tu peux assister à quelque chose d'historique. C'est assez magique comme sensation. Pour la petite anecdote, j'ai assisté au concert de Damon Albarn récemment à Paris et un de ses musiciens m'a avoué que le fait d'avoir rencontré Cantona il y a peu a bouleversé sa vie. C'est étrange, non ? Après tant d'années en dehors du foot, des mecs comme Cantona continuent d'être admirés pour ce qu'ils ont accompli.
On a l'impression que tu as un rapport social au foot ? Oxmo : Oui, c'est tout à fait ça ! J'ai connu le foot à une époque où ça ne rapportait pas un rond. J'ai vu mon père faire presque une crise cardiaque lors de France-Allemagne 1982 et j'ai eu la chance d'assister à la finale de la Coupe du monde 98 devant le stade de France. C'est absolument fabuleux de voir l'engouement que ça peut susciter. Malheureusement, aujourd'hui, j'ai l'impression qu'on parle plus des voitures et des femmes des joueurs que de leurs valeurs sur le terrain.
Vous pensez qu'il y a trop de dérives dans le foot actuel ? Oxmo : Plus il y aura d'argent, plus il y aura...



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