Ouverture prochaine de centres anti-radicalisation en France

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    PARIS, 9 mai (Reuters) - Le gouvernement a annoncé lundi 
l'ouverture prochaine dans chaque région métropolitaine 
française de centres pour personnes radicalisées ou en passe de 
l'être, qui pourront notamment accueillir des "repentis" de 
retour de Syrie.  
    La création de ces structures, envisagée depuis plus d'un 
an, figure au nombre des mesures actées lors d'un comité 
interministériel de lutte contre la radicalisation. 
    "Le premier centre de prise en charge des personnes 
radicalisées avec hébergement de longue durée, un Centre de 
citoyenneté et de réinsertion, sera mis en place cet été. Les 
premiers accueillis pourront être des repentis, dont nous 
éprouverons la sincérité et la volonté de réinsertion dans la 
durée", a annoncé le Premier ministre, Manuel Valls.   
    "Je demande aux préfets que d'ici à la fin 2017, un 
établissement de cette nature soit créé dans chaque région. Au 
moins la moitié accueilleront, à la demande de l'autorité 
judiciaire, des personnes qui ne peuvent être placées en 
détention", a-t-il ajouté devant la presse.  
    Selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, un 
premier centre devrait ouvrir à l'été dans la région de Tours et 
un second d'ici la fin de l'année.  
    Initialement prévue pour fin 2015, puis pour mars 2016, 
l'ouverture de tels centres a pris du retard, en raison 
notamment de la difficulté d'obtenir un accord politique sur 
leur point de chute.  ID:nL8N13S2CJ  
    En avril 2015, le Premier ministre avait annoncé la création 
d'une structure pour accueillir, sur la base du volontariat, des 
jeunes repentis de retour de zones de combat ou candidats au 
départ ne faisant pas l'objet de poursuites. 
    Mais à la suite des attentats qui ont fait 130 morts à Paris 
et Saint-Denis, il est allé plus loin en évoquant la prise en 
charge de personnes sous main de justice. 
    Deux types de centres ont donc vocation à coexister.  
    Leur objectif sera de "réaffilier" des jeunes radicalisés à 
la citoyenneté française, comme l'expliquait en décembre dernier 
à Reuters le préfet Pierre N'Gahane, qui pilote toute la 
politique de prévention de la radicalisation. 
    Chaque centre devrait accueillir une trentaine de personnes 
et fonctionner sur le modèle d'un internat de semaine, avec un 
programme de dix mois, pour un coût de fonctionnement évalué 
entre 1 et 1,5 million d'euros par an, précisait-il alors. 
 
 (Elizabeth Pineau et Chine Labbé, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M7163258 il y a 7 mois

    Selon les spécialistes: seulement 20% seraient déradicalisable et sur ces 20 % on ne sait pas combien vont être déradicalisés... Au final de 80 à 99% ne seront pas déradicalisés...