Ouverture le dimanche : ça coince au PS

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Ouverture le dimanche : ça coince au PS
Ouverture le dimanche : ça coince au PS

Emmanuel Macron entre dans l'arène pour la bataille du dimanche. Le ministre de l'Economie interviendra pour la première fois ce mardi matin lors de la réunion de groupe des députés socialistes, avant de présenter son projet de loi sur la croissance et l'activité le lendemain en Conseil des ministres. Macron, dont certains socialistes ont fait le chantre du libéralisme, est attendu de pied ferme sur la question -- notamment -- du travail dominical, que son texte prévoit d'assouplir.

Au lieu des cinq dimanches d'ouverture par an actuellement possibles avec autorisation du maire, le projet de loi prévoit de passer à cinq dimanches sans autorisation plus sept dimanches supplémentaires avec accord de la municipalité cette fois, soit douze dimanches. Un chiffre qui soulève de nombreuses critiques. Au sein même du gouvernement, certains ne cachent pas leur gêne. « Il faut que le travail dominical reste quelque chose d'exceptionnel », prévient un ministre.

Dès lundi, Olivier Faure, député de Seine-et-Marne et porte-parole du PS, a prévenu qu'il n'y aurait pas de majorité pour voter douze dimanches travaillés par an. « Le groupe est déterminé là-dessus, assure-t-il, alors que le texte sera débattu à l'Assemblée le 22 janvier. On est prêt à aller au-delà de cinq ouvertures, avec six ou sept jours, à condition de mettre aussi dedans des jours fériés (NDLR : qui ne tombent pas un dimanche). »

Le député de la Manche Stéphane Travert, qui a présidé avec Faure un groupe de travail sur le sujet, a rencontré Macron pour lui dire que cette question était un point dur. « Le dimanche n'est pas une journée comme les autres, rappelle-t-il. Le repos dominical est un marqueur social, un marqueur de gauche. » Jean-Christophe Cambadélis, patron du PS, a aussi estimé ce week-end qu'il fallait limiter les ouvertures à sept dimanches travaillés par an.

QUESTION DU JOUR. Selon vous, faut-il aller ...

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