Ouverture en Suisse des négociations de paix sur le Yémen

le , mis à jour à 18:40
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 (Précisions, déclarations) 
    GENEVE/DUBAI, 15 décembre (Reuters) - Les négociations de 
paix entre les parties en guerre au Yémen ont débuté mardi en 
Suisse sous l'égide des Nations unies dans un lieu tenu secret, 
après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu sur le terrain, a 
annoncé l'Onu. 
    La trêve, demandée par le président yéménite Abd Rabbou 
Mansour Hadi pour faciliter les discussions de paix, est entrée 
en vigueur mardi midi (09h00 GMT). 
    Selon des officiers et des habitants, le cessez-le-feu était 
largement respecté, même si quelques violations mineures ont été 
signalées de part et d'autre. 
    Les négociations, qui se tiennent en face-à-face, à la 
différence des précédentes, ont pour but principal de mettre en 
oeuvre une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu d'avril 
dernier qui demande aux rebelles houthis chiites de quitter la 
capitale, Sanaa, et les autres villes dont ils se sont emparés 
fin 2014 et début 2015. 
    Lundi soir, juste avant l'entrée en vigueur de la trêve, des 
frappes aériennes de la coalition arabe menée par l'Arabie 
saoudite en soutien au président Hadi contre les rebelles 
houthis ont fait 15 morts, ont annoncé des habitants. 
    "Les consultations menées sous l'égide de l'Onu visant à 
l'établissement d'une solution durable à la crise au Yémen ont 
commencé aujourd'hui en Suisse. Ces consultations visent à 
établir un cessez-le-feu permanent et global, à réaliser des 
améliorations à la situation humanitaire et un retour paisible 
et dans l'ordre à une transition politique", selon un communiqué 
de l'Onu lu par un de ses porte-parole, Ahmad Fawzi, lors d'une 
conférence de presse à Genève. 
    L'émissaire spécial du secrétaire général des Nations unies, 
Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, avait juste avant annoncé le début de 
la cessation des hostilités au Yémen, "première étape initiale 
vers la construction d'une paix durable dans le pays". 
    "C'est à vous qu'il revient de décider si la paix prévaudra 
ou si le Yémen doit continuer de plonger dans l'obscurité, la 
tragédie et la souffrance", a-t-il dit. 
    "Allez vous abandonner le Yémen et son peuple et mener le 
pays à davantage de violence et de massacres ou allez vous 
placer le Yémen en tête de vos priorités ?", a-t-il demandé. 
    Ismaïl Ould Cheikh Ahmed a appelé les deux parties au 
respect de la trêve qui doit "marquer la fin de la violence 
militaire au Yémen et la transition vers le progrès basée sur la 
négociation, le dialogue et le consensus".     
    Les précédentes négociations, indirectes, qui se sont tenues 
en juin à Genève, n'ont pas permis d'avancée notable, chaque 
partie accusant l'autre de l'échec des discussions. 
 
 (Stephanie Nebehay et Mohammed Ghobari; Danielle Rouquié et 
Nicolas Delame pour le service français) 
 
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