Ouverture en Ouganda de négociations de paix sur le Burundi

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    ENTEBBE, Ouganda, 28 décembre (Reuters) - Les représentants 
du gouvernement burundais et de l'opposition ont entamé lundi 
des négociations de paix, en Ouganda, mais un délégué de 
Bujumbura a presque aussitôt menacé de quitter la table des 
discussions s'il voyait autour des participants du putsch manqué 
de la mi-mai. 
    Le parti CNDD-FDD "ne peut participer à ces discussions si 
des protagonistes du putsch manqué y sont présents", a averti 
Victor Burikukiye, membre de la délégation de la formation au 
pouvoir, à l'ouverture des négociations. 
    On ignore pour le moment quelles personnalités composent la 
délégation de l'opposition. 
    "Je vous invite à prendre place et à trouver une solution 
politique, afin d'épargner à l'avenir à votre peuple les 
souffrances qu'il traverse actuellement", a déclaré le président 
ougandais, Yoweri Museveni, à l'ouverture de ces négociations. 
    Le Burundi a basculé dans une grave crise politique en avril 
dernier, avec l'annonce par le président Pierre Nkurunziza de 
son intention de briguer un troisième mandat. Les manifestations 
et les violences qui sont intervenues n'ont pas empêché le 
déroulement de la présidentielle, par laquelle le sortant a 
obtenu ce troisième mandat au mois de juillet. 
    Selon les Nations unies, au moins 400 personnes ont péri au 
Burundi depuis le mois d'avril, et plus de 220.000 personnes ont 
fui le pays. Plus de 73.000 d'entre elles ont trouvé refuge au 
Rwanda, selon les autorités de Kigali. 
    L'Union africaine a annoncé ce mois-ci qu'elle se tenait 
prête à envoyer au Burundi 5.000 soldats de maintien de la paix 
pour protéger les populations civiles, ce que le gouvernement de 
Bujumbura a catégoriquement rejeté en y voyant une violation de 
sa souveraineté. 
    Une centaine de partisans de Pierre Nkurunziza se sont 
rassemblés lundi devant les ambassades du Rwanda, de Belgique et 
de l'Union européenne à Bujumbura pour protester contre le 
projet de déploiement de l'Union africaine. 
 
 (Elias Biryabarema; Eric Faye pour le service français) 
 
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