Ouverture du procès du chef de file de l'opposition à Bahreïn

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MANAMA, 28 janvier (Reuters) - Le procès du chef de file de l'opposition bahreïnie, le cheikh Ali Salman, s'est ouvert mercredi pour incitation au renversement du système politique par la violence. Son arrestation, après un rassemblement de l'opposition le 28 décembre, avait déclenché de violentes manifestations dans le royaume, que les forces de sécurité avaient réprimées par des tirs de gaz lacrymogènes, de balles en caoutchouc et de grenaille. Les Etats-Unis, proches alliés de Manama, ont fait part de leur préoccupation après l'arrestation de Salman, secrétaire général de la Société islamique Al Wefaq. Cette formation d'opposition chiite a appelé à une campagne de désobéissance civile en réplique au procès de son dirigeant. Le cheikh Salman, qui a comparu mercredi, a rejeté toutes les accusations et a affirmé avoir préconisé des réformes dans le royaume par des moyens légaux et pacifiques, a déclaré son avocat de la défense, Mohamed Ahmed. Si le cheikh Salman est reconnu coupable, il encourt une peine pouvant aller jusqu'à dix ans de prison, a précisé Ahmed. Les procureurs l'accusent d'avoir incité au renversement du régime politique par la force lors d'émeutes et d'attaques qui ont causé la mort de 14 policiers. (Farishta Saeed; Eric Faye pour le service français)

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