Ouverture du procès de deux Ouïghours pour l'attentat de Bangkok

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    BANGKOK, 15 novembre (Reuters) - Le procès de deux Chinois 
de souche ouïghoure, accusés d'avoir joué un rôle dans un 
attentat à la bombe à Bangkok en 2015, s'est ouvert mardi en 
Thaïlande, après trois reports liés à un problème d'interprètes. 
    Vingt personnes, dont 14 étrangers, avaient péri le 17 août 
2015 dans l'explosion d'une bombe au sanctuaire hindouiste 
Erawan, l'attentat le plus meurtrier de ce genre commis sur le 
sol thaïlandais. 
    Yusufu Mieraili et Adem Karadag (également connu sous le nom 
de Bilal Mohammed) ont comparu mardi devant une cour martiale à 
Bangkok. Ils ont à répondre de dix accusations, dont celles de 
meurtre et de détention illégale d'explosifs. 
    Selon la police, les deux hommes ont avoué avoir joué un 
rôle dans l'attentat. Mais les deux accusés nient être impliqués 
dans l'attentat et affirment qu'on leur a extorqué des aveux. 
    L'ambassade de Chine à Bangkok a fourni aux accusés deux 
interprètes mardi, mais ceux-ci ont été récusés par les 
intéressés, qui protestent contre le traitement réservé par 
Pékin à la communauté ouïghoure. 
    Les Ouïghours, musulmans turcophones, vivent dans la région 
autonome spéciale du Xinjiang, dans l'extrême ouest de la Chine. 
La région connaît une activité séparatiste émanant d'une frange 
de la communauté ouïghoure. 
 
 (Aukkarapon Niyomyat; Eric Faye pour le service français) 
 
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