Ouverture ambiguë et réversible en Birmanie 

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DÉCRYPTAGE - Le régime a libéré mercredi plus de 70 prisonniers politiques dans le cadre d'une vaste amnistie.

Par Florence Compain.
Par Florence Compain.

Dans un accès de magnanimité, la dictature birmane vide ses geôles. Elle a libéré mercredi plus de 70 prisonniers politiques dans le cadre d'une vaste amnistie.

Si l'on ne peut que se réjouir de ces libérations, dont celle de Zarganar, le chansonnier aux bons mots et aux grimaces irrésistibles qui avait été enfermé en 2008 après être venu en aide aux sinistrés du typhon Nargis, c'est encore un peu court pour annoncer un «printemps birman». Dans les geôles d'Insein, de Therawaddy, de Myitkyina ou dans le redoutable centre d'interrogatoires Ye Gyi Aye, croupissent toujours 1 930 militants des droits de l'homme, journalistes, artistes et membres de la Ligue nationale pour la démocratie, le parti de la célèbre opposante Aung San Suu Kyi.

L'ordre avant tout

Ni l'ancien militant étudiant Min Ko Naing, ni le poète Ko Ko Gyi ni aucun autre dirigeant du mouvement de contestation «Génération 88» ne figure sur la liste de mercredi,

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