Ouragan Matthew : Haïti face à la menace du choléra après la tempête

le
0
Ouragan Matthew : Haïti face à la menace du choléra après la tempête
Ouragan Matthew : Haïti face à la menace du choléra après la tempête

Une semaine après avoir été frappé par l'ouragan Matthew, Haïti est confronté à une autre menace potentiellement catastrophique : le choléra, qui pourrait alourdir grandement le bilan des victimes. A Port-Salut, une ville qui a été dévastée dans la péninsule méridionale la plus touchée, les craintes sont vives. Dimanche, le pays a enregistré son premier décès dû au choléra, un homme d'âge non précisé. Neuf autres patients y sont actuellement soignés pour cette maladie qui se transmet par l'eau contaminée.

 

De quoi inquiéter alors que des régions entières en Haïti restent toujours isolées, près d'une semaine après l'arrivée de l'ouragan qui a fait plusieurs centaines de morts dans le pays le plus pauvre des Caraïbes. Selon des experts, le choléra a été introduit en Haïti par des Casques bleus népalais de la Minustah, la mission locale des Nations unies censée stabiliser cette nation autrefois surnommée «la Perle des Antilles».

 

Le choléra, une vraie plaie en Haïti

 

Mi-août, près de six ans après le début de l'épidémie, l'ONU a pour la première fois reconnu avoir une «responsabilité morale» envers les victimes du choléra en Haïti et leurs familles, annonçant qu'elle allait leur accorder une «aide matérielle» directe. Depuis octobre 2010, le choléra a fait près de 10 000 morts en Haïti et, avec toujours plus de 500 cas chaque semaine, le pays fait face à la pire épidémie de l'histoire récente à l'échelle mondiale.

 

Cette maladie fait courir un «danger mortel» à la ville et ses environs, assure le docteur Stevenson Desravines, directeur de l'hôpital de Port-Salut, déplorant ne pas disposer des ressources matérielles et humaines nécessaires pour faire face à la crise. «Depuis l'ouragan, nous recevons une centaine de patients chaque jour, dont 85% présentent des blessures provoquées par la tempête», dit-il. Il s'agit souvent de fractures ou autres ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant