« Oui, je suis candidat à la présidence de la République »

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« Oui, je suis candidat à la présidence de la République »
« Oui, je suis candidat à la présidence de la République »

Positionné en arc de cercle autour du pupitre encore vide, le public patiente sagement dans la salle du conseil municipal d'Evry (Essonne). La mise en scène est au cordeau : c'est au milieu de ceux qui l'ont fait maire onze ans durant et dont il est encore le député, « une école de la vie », que Manuel Valls a décidé de se lancer dans la course à l'Elysée. Symbolique, évidemment ! Le voile, qui le recouvrait, se lève sur le pupitre et par là même sur le slogan de la campagne qui démarre : « Faire gagner tout ce qui nous rassemble ».

 

L'encore Premier ministre ne fait pas durer le (faux) suspense : « Oui, je suis candidat à la présidence de la République », déclare-t-il d'emblée. Longue ovation d'une salle conquise. Son épouse, Anne, très émue, est là. Sa mère et ses principaux lieutenants également. Valls quittera Matignon dès aujourd'hui pour défendre sa candidature. Une candidature « de la conciliation », « de la réconciliation ».

 

A l'heure où la gauche se décline en une myriade de prétendants à l'Elysée, le PS se dessinant lui-même en mille nuances de rose, Valls se donne pour mission de déjouer « les pronostics ». Comment ? En rassemblant. Une gageure.

 

Hier, le Premier ministre, qui a « beaucoup apprécié [s]on déjeuner » avec le chef de l'Etat, a demandé à ses proches de « s'inscrire en faux contre l'idée que l'ambiance serait tendue entre le président et [lui] ». Et a entamé sa déclaration de candidature par un long hommage au locataire de l'Elysée : « Je veux lui dire la chaleur de mes sentiments », a-t-il déclaré. Valls a surtout adressé un message à sa famille politique, avec ce discours rassembleur sur lequel il a planché ce week-end. « Ce soir, il ouvre les bras ! » décrypte un proche, quand un autre avance : « Dire non à l'extrême droite, non au programme de Fillon qu'il considère dangereux pour la France, cela fait quelques éléments fédérateurs... » ...

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  • charleco il y a 10 mois

    On s'en balance.

  • M2266292 il y a 10 mois

    le polichinelle valls n'a aucune carrure pour devenir président. déjà il polémique avec la droite mais ne propose pas de programme pour défendre la France, combattre la misère, le chômage.....