Otan : la dernière flèche de Robert Gates

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Sur le départ, le chef du Pentagone s'est plaint d'un déclin militaire de l'Europe.

C'est ce qui s'appelle sortir sur un éclat. Chef du Pentagone au bord de la retraite et figure du circuit washingtonien depuis les années 1980, Robert Gates règle ses comptes avec les Européens qu'il accuse collectivement de conduire l'Otan «vers l'insignifiance militaire», faute de moyens et de volonté politique.

«Si l'actuel déclin des capacités militaires européennes n'est pas stoppé voire renversé, les futurs dirigeants américains - ceux qui n'ont pas connu comme moi l'enseignement de la guerre froide - risquent tout simplement de conclure que le retour ne mérite pas l'investissement des États-Unis dans l'Otan», a lancé le secrétaire à la Défense dans un discours-testament opportunément livré à Bruxelles.

Impatience américaine

Robert Gates, 67 ans, n'en est pas à son premier sermon contre le Vieux Continent, régulièrement accusé de s'abriter sous le parapluie sécuritaire américain sans en supporter le coût. Mais l'avertissement, lancé avec la fran

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