Otages tués : le Niger conteste le scénario français

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Niamey affirme ne pas détenir de terroristes faits prisonniers lors de l'opération contre les preneurs d'otages.

Il est 23 heures. Le Toulousain, la gargote où Antoine de Léocour et Vincent Delory ont été enlevés par un commando armé, est presque désert. Lieu de rendez-vous des expatriés, le «maquis» africain aux tables basses enfoncées dans le sable est réputé pour ses brochettes et son écran géant qui diffuse des rencontres de football. On y écoute, sous des guirlandes de lampions multicolores, des airs de reggae. Mais ce soir l'ambiance est au deuil et à la morosité. Seul Djamel, un employé français d'une société de téléphonie, a enfreint les consignes de prudence pour se ravitailler au bar en Flag, la bière locale. À l'extérieur, aucun renforcement significatif de la sécurité n'est visible dans le quartier. Les restaurants fréquentés par les étrangers sont vides. Plutôt huppé, le secteur abrite, à un peu moins d'un kilomètre de la guinguette, la présidence de la République.

Il est 23 heures et à l'aéroport de Niamey, un avion d'Air France décolle du

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