Otages : Obama accuse la France d'hypocrisie sur les rançons

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Otages : Obama accuse la France d'hypocrisie sur les rançons
Otages : Obama accuse la France d'hypocrisie sur les rançons

La poignée de main entre François Hollande et le secrétaire d'Etat américain John Kerry à la conférence internationale contre l'Etat islamique qui s'ouvre ce lundi matin à Paris risque de n'être ni franche ni cordiale.

A l'heure où les Nations occidentales s'organisent pour lutter contre l'armée djihadiste qui s'étend sur les territoires irakien et syrien, usant de la terreur et du terrorisme pour faire son lit, les propos «off» rapportés samedi par The New York Times ont pu agacer le président de la République française. Selon le journal, qui consacrait un très long article à l'état d'esprit actuel de Barack Obama, celui-ci ne manque pas de dire à ses visiteurs combien il juge hypocrite la doctrine de la France qui consiste à payer des rançons pour libérer ses otages tout en affirmant ne jamais verser un centime.

Selon des interlocuteurs du président américain invités à la Maison Blanche avant le discours à la Nation dans lequel il a déclaré la guerre au terrorisme islamiste, selon d'autres rencontrés après les exécutions sauvages de James Foley et de Steven Sotloff, mais bien avant que David Haines ne soit à son tour victime de la barbarie des égorgeurs du Daesh, c'est une vraie cause de «frustration» et «d'irritation» pour Obama qui se dit convaincu qu'à cause des rançons françaises les Américains «font de moins bons otages car leur prix est inférieur».

Tentative de pression sur la France pour qu'elle s'engage davantage ? Ou opération de communication ? Contesté aux Etats-Unis pour ses longues hésitations dans ce dossier, l'administration américaine a également été accusée par la mère de James Foley d'avoir entravé ses initiatives pour faire libérer son fils. Dans un entretien diffusé par la chaîne CNN tard jeudi, Diane Foley a expliqué que sa famille avait été menacée de poursuites si elle tentait de lever des fonds pour constituer la rançon à verser aux ravisseurs de son ...

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