Otage exécuté en Syrie : la famille de James Foley publie sa dernière lettre

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Otage exécuté en Syrie : la famille de James Foley publie sa dernière lettre
Otage exécuté en Syrie : la famille de James Foley publie sa dernière lettre

«J'ai la sensation que malgré toute cette obscurité, mes prières peuvent vous atteindre». Le fait que ces mots, prononcés par James Foley quelques mois avant son assassinat, soient parvenus jusqu'à sa famille semble bien tenir du miracle.

Ce journaliste américain chevronné, capturé selon les témoignages par des jihadistes de l'Etat Islamique le 22 novembre 2012, au nord de la Syrie, avait vécu en captivité jusqu'à son exécution sauvage du 19 août qui a scandalisé le monde entier. Sa famille, qui avait lancé une campagne d'information, n'avait eu aucune nouvelle depuis. 

En juin dernier, pourtant, James Foley avait dicté à un compagnon de cellule une lettre à destination de ses proches, bravant la surveillance des geôliers qui lui interdisaient  toute correspondance. Cet autre otage, libéré depuis, a pu communiquer le message, qu'il avait appris par coeur, à la famille Foley, qui l'a publié dimanche soir sur la page Facebook «Free James Foley».

«Nous essayons de nous encourager les uns les autres»

Dans cette touchante  lettre adressée à ses proches, James Foley évoque tantôt ses souvenirs d'enfance, tantôt son quotidien d'otage. «Les rêves que je fais de ma famille et de mes amis me transportent loin d'ici et emplissent mon c½ur de joie. Je prie pour que vous restiez forts et gardiez la foi, écrit-il à sa famille. J'ai la sensation que malgré toute cette obscurité, mes prières peuvent vous atteindre». 

De son quotidien avec les 18 autres détenus de l'Etat Islamique, il décrit les «conversations interminables» sur le cinéma, le sport et autres «futilités»... «Nous avons joué à des jeux faits de bouts de papiers trouvés dans nos cellules... Nous avons trouvé le moyen de jouer aux dames, aux échecs ou au Risk... organisé des tournois, passant plusieurs jours à inventer des stratégies pour planifier notre jeu ou notre conférence du lendemain», décrit-il. 

«Nous essayons de ...

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