Oser l'optimisme : les conseils du psychiatre Christophe André

le , mis à jour à 09:28
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Oser l'optimisme : les conseils du psychiatre Christophe André
Oser l'optimisme : les conseils du psychiatre Christophe André

Auteur de « Et n'oublie pas d'être heureux » (Odile Jacob), le psychiatre Christophe André confirme cet engouement.

L'optimisme semble à la mode.

Christophe André. Oui, le phénomène est réel. Je le perçois de façon très spectaculaire, jusqu'à l'agacement parfois. Si je considère que l'optimisme est une vertu indispensable, cette sursollicitation du concept me dérange un peu.

Qu'est-ce qui vous agace ? Que ce soit devenu un slogan publicitaire ?

Que des firmes comme Carrefour l'utilisent ne me gêne pas. C'est leur boulot de prendre ce qui est dans l'air du temps pour vendre. Mais quand l'optimisme revient de manière répétitive dans la bouche des politiques ou des entreprises, on a le sentiment que ça masque une impuissance à agir. Expliquer qu'il faut être optimiste ne suffit pas. On doit aussi nous dire comment faire bouger les choses et par quels efforts ça passe.

Qu'est-ce qu'être optimiste ?

C'est un trait psychologique qui désigne la manière dont on anticipe l'avenir. Dans le cerveau, nous avons deux logiciels : un l'optimisme et l'autre le pessimisme. Chez certains, c'est très déséquilibré. Face à l'incertitude, soit je me focalise ce qui peut découler comme catastrophe, soit j'imagine la solution pour y faire face, voire j'imagine ce qui peut en sortir comme opportunité. C'est ce que vont privilégier les optimistes.

Que peut-on faire au quotidien pour progresser ?

Déjà, prendre soin de soi, augmenter tout ce qui favorise les émotions positives qui aident à être plus optimiste : faire du sport, voir des amis... Et lorsque vous avez une crainte, de rater un examen ou un train par exemple, observez comment votre cerveau réagit. De façon optimiste ou pessimiste ? Puis faites l'effort de réévaluer ce qui s'est passé. L'erreur des pessimistes, c'est d'attendre la catastrophe. Lorsqu'elle arrive, ils la stockent bien en évidence sur l'étagère aux trophées de leur mémoire, c'est le fameux « je ...

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