Oser l'optimisme : «Il faut fuir les gens toxiques»

le , mis à jour à 10:54
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Oser l'optimisme : «Il faut fuir les gens toxiques»
Oser l'optimisme : «Il faut fuir les gens toxiques»

Le 19 octobre, cela fera vingt-huit ans qu'Anne Marie Amilhat vit avec le coeur et les poumons d'un autre. A 66 ans, elle est la plus âgée et l'une des plus anciennes greffées françaises avec ces deux organes. Lorsque les médecins lui ont présenté, en 1988, cette opération balbutiante, le taux d'échec était de 50 %. « J'ai préféré retenir les 50 % de réussite. » C'est toute la différence entre un pessimiste et un optimiste. « Rien n'est grave sauf la mort », scande-t-elle.

Elle l'a pourtant approchée de près quand, à 31 ans, avec trois enfants en bas âge, on lui annonce qu'elle souffre d'une hypertension artérielle pulmonaire arrivée au stade terminal que seule une transplantation en bloc du coeur et des poumons pouvait sauver. « J'ai baigné dans une atmosphère positive, avec des gens bienveillants autour de moi. Ma famille, c'est mon socle. Ils répondent présent à chaque fois, en cas de besoin. J'ai aussi la chance d'avoir des amis avec un grand A. Tout cela m'a aidée, construite même. C'est sans doute ce qui a forgé mon optimisme. Il faut fuir les gens toxiques qui vous tirent vers le bas. Avant, j'étais comme tout le monde, insouciante. Mon malheur m'a tournée vers les autres. »

Depuis, Anne-Marie milite au sein de l'association locale pour le don d'organes et de tissus humains. Elle en est même la présidente. Son optimisme, elle en fait presque un devoir, étant présente pour cette amie qui a perdu son enfant unique, comme pour les malades qui se retrouvent dans une situation qu'elle ne connaît que trop bien.

« C'est pour cette raison que j'ai fait une grande fête pour les 20 ans de l'opération. Cent cinquante personnes sont venues y participer. J'en prévois d'ores et déjà une autre pour le trentième anniversaire. Il faut toujours s'accrocher, même lorsque la vie vous met à l'épreuve », insiste cette femme avec son accent de l'Ariège.

Elle n'en a pourtant pas fini avec les problèmes ...

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