Osborne menace d'augmenter les impôts en cas de Brexit

le , mis à jour à 15:17
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 (Actualisé avec Osborne, travaillistes, précisions) 
    par William Schomberg et Estelle Shirbon 
    LONDRES, 15 juin (Reuters) - Le ministre britannique des 
Finances, George Osborne, partisan du maintien du Royaume-Uni 
dans l'Union européenne, a annoncé mercredi qu'il ferait voter 
un collectif budgétaire sous le signe d'une austérité renouvelée 
si les électeurs votaient en faveur du Brexit. 
    Alors que les derniers sondages donnent le camp du "Leave" 
en tête des intentions de vote à huit jours du référendum du 23 
juin, le chancelier de l'Échiquier a chiffré à 30 milliards de 
livres (38 milliards d'euros) les mesures à prendre en cas de 
sortie de l'UE. 
    "Il y aurait un gros trou dans les dépenses publiques. Il 
nous faudrait augmenter les impôts et réduire les dépenses", a 
déclaré George Osborne à la presse après un discours prononcé à 
Ashford, dans le sud-est de l'Angleterre. 
    Mais 57 parlementaires de son propre Parti conservateur, 
partisans eux d'un divorce européen, ont aussitôt annoncé qu'ils 
voteraient contre un tel collectif budgétaire. 
    "Il est absurde de dire que si le peuple vote pour reprendre 
le pouvoir confisqué par l'UE, il (Osborne) le punira ainsi", a 
réagi le collectif Vote Leave dans une déclaration. 
    "Si la proposition du chancelier (de l'Échiquier) est 
sérieuse, alors nous ne pourrons pas le laisser faire", disent 
les 57 députés signataires du texte. "S'il met en oeuvre ces 
propositions, sa position sera intenable." 
     
    PAS DE MAJORITÉ AU PARLEMENT 
    Le gouvernement de David Cameron ne dispose que d'une 
majorité de 17 élus à la Chambre des Communes et ne pourrait 
donc pas faire adopter son projet en cas de défection des 
députés eurosceptiques. 
    Le chef de file de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, 
a également promis de s'opposer aux coupes budgétaires et aux 
hausses fiscales évoquées par George Osborne. 
    Le ministre des Finances a indiqué pour sa part qu'il 
souhaitait leur entrée en vigueur dans les deux mois qui 
suivraient une sortie du Royaume-uni de l'UE. 
    Sur les ondes de la BBC, George Osborne a estimé mercredi 
que les grands services publics "comme la santé, l'éducation ou 
la défense" seraient affectés par l'austérité. 
    "Notre pays n'a pas de plan si nous quittons l'UE", a-t-il 
insisté. "Nous nous réveillerions dans une semaine sans plan 
économique pour notre pays, dans l'instabilité financière, avec 
des années d'incertitude à venir et nous devrions adapter notre 
politique. Notre pays ne serait plus en mesure de s'autoriser 
des services publics tels que nous les connaissons." 
    Selon lui, le taux de base de l'impôt sur le revenu pourrait 
augmenter de deux points de pourcentage, à 22%, et le taux 
maximal d'imposition passerait de 40 à 43%. Un relèvement de 
l'impôt sur les successions et des taxes sur l'alcool et 
l'essence est également prévu.  
    Les dépenses de santé et d'éducation, jusqu'ici largement 
épargnées par les mesures de réduction du déficit menées depuis 
six ans par le ministre des Finances, seraient diminuées de 2%, 
et les dépenses de retraites connaîtraient la même réduction. 
     
    VOIR AUSSI 
    LE POINT sur le référendum:   
 
 (Julie Carriat, Henri-Pierre André et Tangi Salaün pour le 
service français, édité par Jean-Stéphane Brosse) 
 
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  • odnaz il y a 7 mois

    C'est honteux ce chantage des puissants.

  • delapor4 il y a 7 mois

    Toujours le chantage des élites mondialistes contre les peuples qui réclament le droit de rester eux-mêmes.

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