Osborne à Berlin pour exposer les propositions de Londres sur l'UE

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BERLIN, 3 novembre (Reuters) - Aucun abandon supplémentaire de souveraineté et des garanties pour que les intérêts britanniques ne souffrent pas des décisions prises par les pays de la zone euro: le ministre britannique des Finances, George Osborne, attendu ce mardi à Berlin, va présenter les propositions de Londres dans le cadre de la renégociation de ses relations avec l'Union européenne Le Premier ministre britannique, David Cameron, veut renégocier les relations entre Londres et l'UE avant un référendum sur le maintien de la Grande-Bretagne dans le bloc européen, promis avant la fin 2017. Cameron s'est engagé lors du conseil européen de la mi-octobre à détailler les modifications qu'il attend de cette renégociation dans une lettre qu'il a promis d'adresser au début de ce mois de novembre au président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk. (voir ID:nL8N12F4VP ) Mardi à Berlin, devant des hommes d'affaires réunis par la Fédération de l'industrie allemande (BDI), son ministre des Finances devrait exposer les arguments en faveur d'une telle renégociation. D'après des extraits de son discours communiqués lundi soir, le ministre britannique devrait notamment souligner que "le peuple britannique ne veut pas faire partie d'une 'union sans cesse plus étroite'", un objectif qui figure dans le préambule du traité européen. Osborne demandera aussi à ce que les pays n'appartenant pas à la zone euro bénéficient d'un traitement équitable qui soit applicable par la loi. "Les principes (de l'UE) doivent garantir qu'à mesure que la zone euro choisit la voie de l'intégration, cela se fasse d'une manière qui ne nuise pas aux intérêts des membres de l'UE hors de l'euro", devrait-il dire. Londres redoute notamment qu'une intégration accrue de la zone euro ne marginalise la Grande-Bretagne dans l'élaboration des politiques financières et n'affecte son secteur bancaire. Le secteur des services financiers compte pour 8% environ du PIB britannique, et Londres juge que la protection des pays n'appartenant pas à la zone euro est un sujet prioritaire. "Il faut une Europe où nous ne fassions pas partie de cette union sans cesse plus étroite avec laquelle vous êtes plus l'aise; pour nous, cette union sans cesse plus étroite n'est plus appropriée", lit-on encore dans les extraits de son discours. Dans une allusion transparente aux plans de renflouement financier octroyés depuis 2010 à la Grèce, Osborne devrait indiquer également que les contribuables de pays extérieurs à la zone euro n'ont pas à soutenir ceux qui y appartiennent. (Paul Carrel avec Elizabeth Piper; Henri-Pierre André pour le service français)

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