Ornano, la pelouse surexploitée

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Ornano, la pelouse surexploitée
Ornano, la pelouse surexploitée

Jeudi soir, Marseille s'imposait sur la plus petite des marges face à Granville, au Stade Michel-d'Ornano. Ce vendredi soir, c'est au SM Caen de reprendre son stade pour défier l'AS Monaco. Mais deux matchs en 24 heures sur la même pelouse, c'est possible ?

"L'AS Monaco espère que les instances prendront conscience de cette situation ubuesque pour prendre les mesures nécessaires à l'heure où le football français prétend améliorer sa compétitivité et son attractivité". Malgré la virulence du communiqué de presse, la LFP n'a pas donné suite aux attentes de l'AS Monaco. Jeudi soir, le match entre Granville et Marseille a bien eu lieu à Michel-d'Ornano, 24 heures seulement avant la rencontre entre Caen et l'ASM. "Un tel enchaînement de rencontres en moins de 24 heures sur le même terrain en plein hiver, et avec l'éventualité de prolongations, serait catastrophique pour le spectacle et constituerait une prise de risque inconsidérée pour l'intégrité physique des joueurs et une catastrophe pour le spectacle", juge le club de la Principauté. Et en effet, tout semble réuni pour que le match se déroule dans de mauvaises conditions.

Une pelouse déjà bien usée


Selon les spécialistes de la jardinerie de terrain de foot, il est possible pour une pelouse d'accueillir deux matchs d'affilée. Après tout, l'équipe s'entraîne souvent sur le gazon du match la veille de la rencontre. "Pour le Parc des Princes, il n'y aurait aucun problème, je pense", tranche Romain Delannoy, responsable pelouse de Lille et Valenciennes. Pour son confrère de Troyes, Eric Robin, c'est même évident. "Même chez nous, je suis sûr que ça tiendrait, depuis qu'on a changé de type de pelouse il y a deux ou trois ans", explique celui qui s'occupe de la troisième pelouse de France actuellement. Car depuis "deux ou trois ans", l'ESTAC, comme neuf autres clubs de Ligue 1, est passé à la technologie AirFibr. "Il s'agit d'une pelouse hybride, renforcée par des fibres synthétiques, Ça résiste beaucoup mieux qu'avant à l'humidité et à la répétition", estime Eric Robin. Super ! Sauf que le Stade Michel d'Ornano, quant à lui, ne s'est pas équipé de cette technologie. Il est resté au procédé Terrafoot, composé en autres de roche volcanique. Un type de terrain plus impacté au fur et à mesure de la saison.

Des carpes koï…




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