Organisation : des entreprises se libèrent

le , mis à jour à 11:47
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Organisation : des entreprises se libèrent
Organisation : des entreprises se libèrent

Dans les ateliers de CN Industrie à Brioude, 5 000 habitants, non loin de Clermont-Ferrand (Haute-Loire), il n'y a ni chef, ni planning au mur, ni pointeuse mais de la musique qui résonne dans les ateliers. Les six salariés gagnent peu ou prou le même salaire... qu'ils ont décidé eux-mêmes, comme leur rythme, leurs horaires.

 

Pourtant, cette PME auvergnate, leadeuse européenne dans le secteur du marquage industriel qui travaille notamment pour L'Oréal, a bel et bien un patron, Clément Neyrial, 30 ans. En 2014, ce jeune entrepreneur a choisi de « libérer » son entreprise.

 

Comme le relate Isaac Getz, , chercheur et théoricien du mouvement, (ci-contre), Clément Neyrial est l'un de ces « patrons libérateurs » prêts à bousculer en profondeur l'organisation de leur boîte. Avec pour objectif de retrouver du plaisir à travailler en donnant de l'autonomie aux salariés et en supprimant postes et tâches jugés superflus, comme le service qualité, le suivi informatique personnalisé. Le mouvement fait des émules depuis quelques années en France et, cerise sur le gâteau, permet indirectement de retrouver le chemin de la croissance.

 

A l'origine du choix de Clément ? Un immense ras-le-bol. « Tous les jours, quelqu'un tapait à la porte de mon bureau pour se plaindre », se remémore Clément, qui avait au départ structuré sa société « comme les autres ». Avec un contrôle qualité, un service administratif, un système pour contrôler les horaires de chacun. Résultat : « J'allais au travail la boule au ventre. En 2013, la croissance de 30 à 40 % que nous connaissions est retombée. » Après une rencontre avec Isaac Getz, il décide de refaire confiance à ses ouvriers et leur donner les manettes des ateliers. « Avec les collègues, on s'arrange comme on veut pour les horaires, précise Adrien, ouvrier spécialisé. Un équilibre se fait entre ceux qui préfèrent arriver plus tard pour emmener les ...

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  • M5062559 il y a 3 mois

    Oui. Les lois ne sont plus respectées. Mais les nouvelles règles qui ne respectent pas la loi sont acceptées et très bien vécues par les ouvriers. Bon c'est vrai qu'au delà de 10 salariés, il faut un délégué obligatoirement syndiqué. et là les problèmes arrivent en général !!!!! Un exemple où l'inversion de la hiérarchie des normes fait des heureux. Ce n'est plus martinez ou mailly qui imposent leurs règles mais dupont et travailleur qui décident ensemble au niveau de l'entreprise.

  • Berg690 il y a 3 mois

    ccondem; oui et depuis ils ont accepté de diviser leur salaire par deux....

  • ccondem1 il y a 3 mois

    Il faut dire que les 6 salariés étaient CGTistes...

  • idem12 il y a 3 mois

    Excellente initiative, comme quoi d'autres modèles sont possibles pour peu qu'on veuille bine s'en donner la peine :)

  • gustav10 il y a 3 mois

    6 salariés. Essayez donc avec 10 et vous verrez si cela peut fonctionner plus de 6 mois ! Cela n'est possible que pour des activités de niche.