Orange regarderait T. Italia si Bolloré lui fait un appel du pied

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 (Actualisé avec commentaires de Hollande et Renzi) 
    par Mathieu Rosemain 
    LE CAIRE, 8 mars (Reuters) - Le PDG d'Orange  ORAN.PA  
Stéphane Richard a déclaré qu'il pourrait réfléchir à 
l'opportunité d'un rapprochement avec Telecom Italia  TLIT.MI  
si Vincent Bolloré lui en faisait la proposition mais il pense 
qu'un tel scénario ne se concrétisera pas. 
    Vincent Bolloré préside le conseil de surveillance de 
Vivendi  VIV.PA , devenu le premier actionnaire de Telecom 
Italia avec une participation de 23,8%. 
    "Si un jour M. Bolloré me dit 'le bon truc c'est qu'il y ait 
accord entre nous et qu'Orange reprenne Telecom Italia', alors 
nous verrons", a expliqué Stéphane Richard lors d'un déplacement 
au Caire lundi. 
    "Je ne crois pas que cela fasse partie de ses intentions", 
a-t-il cependant précisé, indiquant qu'il rencontrait 
l'entrepreneur milliardaire régulièrement.  
    Vivendi et Telecom Italia n'ont pas souhaité faire de 
commentaires. 
    Un porte-parole d'Orange a de son côté réaffirmé que "le 
dossier Telecom Italia n'est pas d'actualité". 
    En décembre, Vivendi a obtenu quatre sièges au conseil de 
Telecom Italia qui en compte 17 au total. 
    "Il (Vincent Bolloré) a (...) presque le contrôle du conseil 
d'administration. Les clefs de l'avenir, c'est lui qui les a", a 
estimé Stéphane Richard en référence à l'opérateur historique 
italien. 
    En janvier, le président du directoire de Vivendi Arnaud de 
Puyfontaine avait assuré que la prise de participation du groupe 
de divertissement dans l'opérateur italien ne constituait pas un 
"point d'accès" pour Orange, réfutant des informations de presse 
selon lesquelles Vincent Bolloré pourrait jouer le rôle de 
facilitateur pour un rapprochement entre les deux opérateurs. 
  
    Il y a un an, Stéphane Richard avait présenté Telecom Italia 
comme une "belle opportunité de consolidation européenne" mais 
il a affirmé le mois dernier que le numéro un français des 
télécoms n'avait aucun projet de fusion avec son pair italien. 
  et   
    Telecom Italia, dont la dette nette atteint environ 27 
milliards d'euros, est souvent présenté comme une cible dans un 
secteur en voie de consolidation, en raison notamment de sa 
relative petite taille. 
    Tout rapprochement entre Orange et Telecom Italia 
nécessiterait l'aval de l'Etat français, premier actionnaire 
d'Orange avec 23% du capital. 
    L'opérateur historique est actuellement en discussions en 
vue de racheter Bouygues Telecom dans le cadre d'une transaction 
en numéraire et en actions qui ferait de sa maison-mère Bouygues 
 BOUY.PA  son deuxième actionnaire après l'Etat. 
    A l'occasion d'un sommet franco-italien à Venise, François 
Hollande a dit à la presse avoir discuté d'éventuels 
rapprochements entre groupes industriels des deux pays avec le 
président du Conseil italien, Matteo Renzi, en vue de créer des 
"champions" européens dans certains secteurs d'avenir.  
    Il a évoqué les énergies renouvelables, l'industrie du 
transport maritime, la défense et les télécommunications.  
    Renzi de son côté, interrogé sur l'hypothèse d'un rachat de 
Telecom Italia par Orange, a répondu que tout investisseur ayant 
des ressources et de l'ambition était le bienvenu sur le marché 
italien, ajoutant que c'était bien sûr au marché de décider.    
    L'action Telecom Italia a avancé de 1,63% à un euro à Milan 
mardi, alors qu'Orange a cédé 0,29% à 15,72 euros à Paris. 
 
 (Avec Patrick Vignal, Gwénaëlle Barzic et Juliette Rouillon 
pour le service français, édité par Marc Joanny) 
 

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