Orange/Bouygues-Le président de l'Arcep énonce ses lignes rouges

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    PARIS, 17 janvier (Reuters) - Le président du régulateur 
français des télécoms Sébastien Soriano prévient qu'il y a des 
"lignes rouges" à ne pas franchir en cas de rapprochement entre 
Orange  ORAN.PA  et Bouygues  BOUY.PA  dans un entretien à 
paraître lundi dans les Echos.  
    Après un premier échec en 2014, Bouygues et Orange ont 
officialisé au début du mois la reprise de leurs discussions en 
vue d'un mariage qui ramènerait à trois le nombre d'opérateurs 
sur le marché français des télécoms.   
    Plusieurs sources ont dit à Reuters que le projet avait 
franchi une nouvelle étape avec le lancement de discussions 
informelles entre l'opérateur historique et ses rivaux Iliad 
 ILD.PA  et Numericable-SFR  NUME.PA  auxquels il espère 
revendre des actifs en vue d'obtenir le feu vert des autorités 
de concurrence. L8N14Z3ET  
     L'opération, qui donnerait naissance à un géant contrôlant 
plus de 50% de parts de marché dans le mobile et dans le fixe, 
serait une première en Europe où aucun opérateur historique 
dominant n'a encore conduit une consolidation de son marché, ce 
qui ne devrait pas manquer de susciter des réticences auprès des 
régulateurs.  
    "Je trace des lignes rouges. Il ne faut pas que cette 
transaction, si elle se fait, résulte en un renforcement de la 
position d'Orange, particulièrement sur les marchés où il est 
leader", explique le président de l'Arcep dans l'entretien. 
    "Attention à ne pas revenir en arrière dans l'ouverture à la 
concurrence du secteur. Les acquis pour les consommateurs 
restent fragiles". 
    L'Arcep serait amenée à donner son avis sur l'opération dans 
le cas où Orange et Bouygues parviendraient à un accord dont le 
juge de paix sera l'Autorité de la concurrence. 
    Il n'a pas encore été établi qui de la Commission européenne 
ou de l'Autorité française de la concurrence examinerait le 
dossier mais le scénario d'un examen à Paris apparaît comme le 
plus probable.  L8N14Z3ET  
    "Nous serons particulièrement attentifs aux marchés où la 
concurrence est encore limitée, notamment auprès de la clientèle 
des entreprises et dans les zones rurales", a détaillé le 
président de l'Arcep. 
    "Par ailleurs, l'Arcep a un pouvoir direct de véto sur la 
question des fréquences utilisées par les opérateurs. Nous 
pouvons nous opposer à leur transfert entre opérateurs si l'on 
juge que cela perturbe l'équilibre concurrentiel", a-t-il 
ajouté.    
 
 (Gwénaëlle Barzic, édité par Sophie Louet) 
 

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