ORANGE/BOUYGUES : la consolidation du secteur des télécoms attendra

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(AOF) - La consolidation tant attendue du secteur télécoms et la fin de la guerre des prix sont une nouvelle fois repoussées. Orange et Bouygues ont confirmé l'échec des discussions en vue du rachat des activités télécoms du second par le premier. Orange a déclaré que fort de sa dynamique, il poursuit l’exécution de son plan stratégique engagé en 2015 basé sur l’investissement dans les réseaux très haut débit et une expérience client « incomparable ». L’opérateur historique a par ailleurs maintenu l’ensemble de ses objectifs financiers.

Dans un marché où l'hypothèse d'une consolidation devient désormais durablement exclue, Bouygues Telecom précise qu'il poursuivra sa stratégie " stand alone " qui a permis d'ores et déjà un retour à la croissance du chiffre d'affaires et de l'Ebitda dès 2015. Bouygues reste convaincu que le marché des télécoms représente un potentiel de croissance important porté par le développement exponentiel des usages numériques et que Bouygues Telecom est particulièrement bien placé sur ce marché pour bénéficier de cette dynamique. Il souligne notamment qu'il continuera d'animer fortement le marché du Fixe.

Dans ce contexte, Bouygues a confirmé un objectif de marge d'Ebitda de Bouygues Telecom de 25% en 2017 et de 35% à plus long terme.

L'échec des discussions a été dévoilé après la clôture vendredi par Les Echos et du Figaro. Les deux groupes ne sont pas parvenus à s'entendre sur plusieurs points. En premier lieu, un accord sur la valorisation d'Orange n'a pas trouvé. L'opérateur historique et l'Etat, actionnaire à 23 % d'Orange, cherchaient à valoriser au maximum l'opérateur historique pour que le second ne soit pas trop dilué à l'issue de l'opération.

La transaction devait en effet s'effectuer en cash et en actions. Une augmentation de capital réservée devait permettre au groupe de BTP d'entrer au capital de l'opérateur historique, vraisemblablement autour de 12 %. L'Etat voulait rester l'actionnaire de référence et ne voulait pas descendre en dessous de 20 %.

Selon Les Echos, Orange plaidait pour fixer le prix à 18 euros par action, soit une prime de 17% par rapport au cours de jeudi. L'Etat était plus gourmand avec une fourchette comprise entre 20 et 22 euros.

Mais d'autres points restaient litigieux, comme la gouvernance. Bercy souhaitait inclure dans l'accord des clauses de standstill qui empêchaient Bouygues de monter au capital d'Orange pendant sept ans. Il voulait également qu'il renonce aux droits de vote double pendant dix ans. Inacceptable pour Bouygues.

Enfin le risque d'exécution de l'opération faisait débat, même si ce dernier élément semblait réglé. En effet, le rachat de Bouygues Telecom par Orange n'était possible qu'avec le feu vert de l'Autorité de la concurrence. Pour obtenir cet aval, l'acheteur et le vendeur avaient déjà établi un schéma de partage des actifs avec Free et SFR.


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