Or: légère correction de l'once, les ETF toujours prisés.

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(CercleFinance.com) - Alors que les Bourses reprenaient du poil de la bête ce midi, la valeur refuge perdait du terrain, quoique dans des proportions modérées. Au terme du premier fixing de ce mardi sur le marché de référence de Londres, l'once d'or fin cotait 1.312 dollars (- 12,55 dollars par rapport au fixing d'hier après-midi) ainsi que 1.185,8 euros (- 16,6 euros).

Après avoir chuté de 8,6% vendredi, jour où les résultats du référendum britannique ont été connus, et encore de 2,8% lundi, l'indice d'actions paneuropéen EuroStoxx 50 se reprend ce midi de 2,5%. Or il s'agit des actifs risqués par excellence, par opposition à l'or.

'Nous tenons les investisseurs spéculatifs pour les responsables de cette correction', juge Commerzbank ce matin, ce qui peut s'expliquer par des prises de profits après la hausse récente.

Reste que l'encours de lingots adossé au SPDR Gold Shares, le premier des ETF (Exchange Traded Funds, c'est-à-dire fonds coté en Bourse) aurifères au monde, a continué de grimper : il a atteint hier soir 947,4 tonnes, soit 13,1 tonnes de plus que la veille et son nouveau record annuel. En un mois, cet encours qui permet de jauger de la demande d'or de la part des investisseurs a augmenté de presque 79 tonnes.

Notons aussi que le rendement offert par l'emprunt d'Etat américain de référence à dix ans redresse la tête ce midi et se situe tout près de 1,47%. En n'oubliant pas qu'il reste ainsi très proche de ses plus bas niveaux annuels et que le 23 juin dernier, il flirtait avec les 1,75%.

'Mais nous ne pensons pas que l'once doive reculer significativement', ajoute Commerzbank, puisque les raisons de jouer la valeur refuge ne manquent pas. A commencer par l'abaissement de la notation de la dette souveraine britannique par les agences de notation-crédit Standard & Poor's et Fitch.

En outre, l'incertitude politique est toujours de mise en Europe en vue du départ effectif du Royaume-Uni de l'Union européenne. Les discussions s'annoncent compliquées : si Londres veut prendre son temps - car pour l'instant, juridiquement parlant, rien n'a changé -, les autres Etats membres, eux, ont l'air plutôt pressés et veulent que le processus démarre dès que possible.

EG

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