Or: l'once oscille toujours autour des 1.100 dollars.

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(CercleFinance.com) - Au terme du premier fixing de ce dernier jour ouvré de la semaine à Londres, l'once de 31,1 grammes d'or cotait 1.097,65 dollars (+ 1,15 dollar par rapport au fixing d'hier après-midi) et 1.012,5 euros exactement (- 0,2 euro).

L'or bénéficie de plusieurs facteurs de soutien, à commencer par les risques géopolitiques persistants, de l'Est de l'Ukraine au Moyen-Orient et au Maghreb, en passant par la multiplication des attentats de par le monde ces dernières semaines.

En Europe, l'inflation ne semble pas prête à décoller : déjà inférieures aux attentes, 'toutes les anticipations d'inflation ont reculé et leur corrélation avec les prix du pétrole s'est accrue', a déclaré hier le président de la BCE, Mario Draghi. Elles pourraient même virer au rouge, a-t-il ajouté. Ce qui pourrait justifier une action de la BCE, dont le mandat est de porter l'inflation à un niveau proche mais inférieur à 2%.

Plus important fondamentalement : le recul des taux d'intérêt à long terme ces dernières semaines. En effet, le FMI a abaissé récemment ses prévisions de croissance mondiale, Etats-Unis compris. Et ce alors que la croissance américaine pour le 4e trimestre 2015 est attendue le 29 janvier à 1,3% par le consensus, après 2% au 3e trimestre et 3,9% au 2e.

De ce fait, le rendement de l'emprunt d'Etat fédéral américain à dix ans, qui le 29 décembre dépassait les 2,30%, est retombé à 2,06% pour l'heure.

L'or, qui ne génère ni cash flow, ni bénéfice, ni dividende, est naturellement sensible à l'évolution de l'écart de taux séparant son rendement (0%) de celui des produits de taux, c'est-à-dire l'essentiel de l'épargne financière mondiale.

Rappelons que dernièrement, l'or a atteint ses sommets absolus (plus de 1.900 dollars à l'automne 2011, et près de 1.400 euros fin 2012) lorsque les pires des risques financiers semblaient pouvoir se concrétiser. A savoir, respectivement : la dégradation de la notation de la dette fédérale américaine dans le premier cas, et l'éclatement de la zone euro dans le second.

EG

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