Or: érosion de la valeur refuge en fin de semaine.

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(CercleFinance.com) - Au terme du premier fixing du jour sur le marché de référence de Londres, l'once d'or cotait 1.225,75 dollars (- 11,05 dollars par rapport au fixing d'hier après-midi) et 1.151,3 euros (- 8,6 euros).

L'once d'or revient donc vendredi sur une partie des gains qui, au milieu de la semaine, l'ont propulsé jusqu'à un plus haut niveau en trois mois, vers 1.245 dollars. En cause : probablement les considérations “monétaires” égrenées par Donald Trump ces derniers jours. Tour à tour, le président américain a accusé les devises asiatiques et l'euro d'être sous-évaluées par rapport au dollar, sinon manipulées.

“Lorsque l'administration présidentielle américaine accuse ses principaux partenaires commerciaux de manipuler les changes”, commentent les cambistes de Société Générale, “cette déclaration est importante si elle annonce une guerre commerciale.” Et d'autant plus si elle présage d'une plus grande tolérance des Etats-Unis à l'inflation, contre laquelle l'or est censé protéger. Dans ce cas, la confiance dans la valeur des monnaies fiduciaires pourrait en pâtir, ce qui profite par ricochet au métal monétaire historique qu'est l'or, qui de surcroît est doté d'une valeur intrinsèque.

Mais Trump joindra-t-il le geste à la parole ? Prudence car selon SG, nous sommes entrés dans “l'ère des diseux” (“The Age of Jawboners”) : encore faut-il savoir lesquelles de ces paroles seront suivies d'effets. Car le président Trump a aussi promis une relance budgétaire massive qui, structurellement, tire le taux longs vers le haut et incitera à la Fed à se montrer plus restrictive. Autant d'arguments plaidant pour la hausse du dollar, et aussi contre l'or.

Oddo & Cie est plus tranchant encore sur les propos de Trump : “personne n'est dupe. Il s'agit moins de prouver une manipulation de l'euro - qui est aussi, soit dit en passant, la devise de dix-huit autres pays, outre l'Allemagne - que d'user de la stratégie d'intimidation, qui est la marque de fabrique de la nouvelle administration américaine. Le but est de diviser l'Europe (...) ou d'affaiblir son noyau central, l'Allemagne”.

Rien de neuf enfin, hier soir, du côté du premier ETF aurifère au monde, le SPDR Gold Shares américain, qui était alors stable à 832,6 tonnes. Il s'agit cependant de son plus haut niveau depuis le 19 décembre. De plus, après n'avoir fait pratiquement que baisser depuis le début du mois de novembre, il a augmenté de 33,5 tonnes depuis fin janvier.

EG

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