Opposition au sein de la CE au projet nucléaire Hinkley Point

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par Barbara Lewis et Foo Yun Chee BRUXELLES, 3 octobre (Reuters) - Le projet de centrale nucléaire d'Hinkley Point, en Grande-Bretagne, et le financement qui l'accompagne, à base de fonds publics, soulève l'opposition d'un quart des commissaires européens qui souhaitent invalider le feut vert de la Commission européennes, ont dit des sources de l'Union européenne vendredi. La Commission européenne avait fait savoir le mois dernier qu'elle approuverait le projet de 19 milliards d'euros d'EDF EDF.PA pour la construction d'une centrale nucléaire à Hinkley Point en Grande-Bretagne. Le consortium emmené par EDF compte construire deux réacteurs EPR de 1.650 mégawatts conçus par Areva AREVA.PA , qui produiront 7% environ des besoins en électricité de la Grande-Bretagne et qui seront en service pendant 60 ans. Un exemplaire du projet de document où figure la décision de la CE et dont Reuters a pris connaissance montre que l'exécutif européen avalise le contrat avec quelques modifications faisant en sorte que l'Etat et le contribuable britanniques aient une part plus grande des bénéfices qui seraient dégagés et EDF une part plus petite. Le projet est important pour le Royaume-Uni, qui veut renouveler 20% de son parc de réacteurs nucléaires dans la décennie à venir, comme pour la France, qui y voit l'occasion d'exporter ses technologies nucléaires. ID:nL6N0RN4IR ID:nL5N0IB0IX Mais certains disent que le projet est en infraction vis-à-vis du droit européen régissant les aides publiques et des responsables des énergies renouvelables menacent de poursuivre la CE si elle donne son feu vert au projet Hinkley Point. La décision fera l'objet d'une réunion au plus haut niveau au sein de la CE lundi et le collège des 28 commissaires, le président de l'exécutif Jose Manuel Barroso inclus, devrait procéder à un vote à huis clos mercredi. Selon cinq sources différentes, sept commissaires s'opposent à ce que la CE avalise le financement d'Hinkley Point et même s'ils ne suffiraient pas à bloquer le feu vert, ils constituent une position exceptionnellement élevée. L'une des sources a dit qu'ils pourraient avoir du renfort et elle prédit que le vote sera repoussé. "Il devrait faire un peu plus d'efforts pour ménager l'opposition", a-t-elle précisé, faisant référence au département du commissaire à la Concurrence Joaquin Almunia, chargé du dossier. Ce dernier doit quitter ses fonctions à la fin du mois et il n'a pas envie de laisser ce dossier sur les bras de son successeur, signalent les sources. Le document vu par Reuters confirme que Londres assurerait à EDF un prix garanti de 92,50 livres par mégawatt/heure (MWh), soit plus du double du prix du marché. Les modifications apportées à l'arrangement après négociation avec la Grande-Bretagne prévoient de compenser ce tarif élevé par un mécanisme allouant à cette dernière une plus grande part des bénéfices dégagés par EDF dès le premier centime durant la totalité de la durée de vie de la centrale, a expliqué une source. En échange, EDF serait dédommagé si un nouveau gouvernement venait à renoncer progressivement à l'énergie nucléaire en Grande-Bretagne, a-t-elle ajouté. (Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Matthieu Protard)


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  • pepitobo le lundi 6 oct 2014 à 15:36

    depuis quand l'Europe se mele t elle de la politique energetique des pays?...on est de plus en plus proche de la dictature...a quand le reveil???