Opérations de vote prolongées pour le référendum en Centrafrique

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    BANGUI, 14 décembre (Reuters) - Les opérations de vote du 
référendum constitutionnel se sont poursuivies lundi dans les 
zones de République centrafricaine perturbées dimanche par des 
violences et problèmes logistiques. 
    Selon un responsable de la Croix-Rouge, cinq personnes ont 
été tuées et 34 autres blessées durant les violences de dimanche 
dans la capitale Bangui, déclenchées, selon le commandant 
militaire des casques bleus de l'Onu, par des éléments voulant 
empêcher le scrutin. 
    "Depuis sept heures du matin (08h00 GMT), des milliers de 
personnes votent", a déclaré Ousmane Abakar, porte-parole de 
l'enclave musulmane de PK5, aux abords de laquelle ont éclaté 
des heurts dimanche. 
    "Nous sommes résolus à voter, malgré les tirs d'hier", a 
ajouté le porte-parole. 
    Les opérations de vote devraient prendre fin dans 
l'après-midi et les résultats seront communiqués dans les 72 
heures, a expliqué Marie-Madeleine N'Kouet, présidente de 
l'Autorité nationale électorale (ANE). 
    Le calme régnait lundi dans les rues de la capitale. Des 
casques bleus de la Minusca étaient en position aux carrefours 
les plus importants. 
    Un porte-parole des services du Premier ministre a indiqué 
que des électeurs de certains secteurs du nord du pays n'avaient 
pas pu aller voter parce que des combattants fidèles à 
Noureddine Adam, commandant militaire des ex-rebelles de la 
Séléka, empêchaient les opérations de vote. 
    La faction d'Adam estime que certaines conditions, comme le 
retour des réfugiés, ne sont pas remplies pour que le scrutin 
puisse avoir lieu. 
    L'adoption attendue de la nouvelle Constitution doit ouvrir 
la voie aux élections présidentielle et législatives fixées au 
27 décembre, appelées à parachever le retour d'un processus 
démocratique dans un pays toujours dirigé par un cabinet et une 
présidente de transition. 
    Les ex-rebelles de la Séléka, qui rejettent ce processus 
électoral, sont partisans de la formation d'un nouveau 
gouvernement de transition.  
 
 (Sebastien Lamba et Crispin Dembessa-Kette; Eric Faye pour le 
service français) 
 
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