Opération Sangaris en Centrafrique : la France s'en va, les gangs restent

le , mis à jour à 19:21
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Opération Sangaris en Centrafrique : la France s'en va, les gangs restent
Opération Sangaris en Centrafrique : la France s'en va, les gangs restent

En Centrafrique, l'opération Sangaris est finie. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est arrivé hier soir à Bangui, la capitale, pour acter la fin de cette intervention militaire tricolore déclenchée dans l'urgence le 5 décembre 2013.

 

Au plus fort du conflit, jusqu'à 2 500 soldats français auront été déployés sur place pour mettre fin aux tueries intercommunautaires et enrayer la « spirale génocidaire » qui menace alors les Centrafricains, d'après l'ex-patron de la diplomatie française Laurent Fabius.

 

Près de trois ans plus tard, le sort de ce petit pays enclavé est entre les mains de nouvelles autorités locales, mises en place dans le cadre d'un processus de transition démocratique impulsé par la France. En février, Faustin-Archange Touadéra a été élu à la tête du pays.

 

VIDEO. Le Drian : « La mission militaire Sangaris s'achève »

 

Et ce sont 12 000 casques bleus déployés par les Nations unies (les hommes de la Minusca) qui sont chargés de veiller sur la sécurité de ses 4,5 millions d'habitants en attendant que le pays, parmi les plus pauvres d'Afrique, soit à même de former ses propres forces.

 

Car si la France s'en va, la stabilité n'est toujours pas revenue en Centrafrique, loin s'en faut. Entre jeudi et vendredi, au moins vingt-cinq personnes — dont six gendarmes — ont été tuées lors d'affrontements entre bandes armées dans le centre du pays. De tels gangs continuent en effet de terroriser la population, qui vit la peur au ventre.

 

Ces groupes sont essentiellement issus de factions parfois rivales de l'ex-rébellion Séléka, à dominante musulmane, chassée du pouvoir après l'intervention tricolore, mais aussi de miliciens chrétiens (les antibalakas) ainsi que de groupes « d'autodéfense » d'éleveurs nomades peuls ou encore de bandes spécialisées dans le racket routier.

 

Une situation qui inquiète les autorités centrafricaines. « ...

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  • mlaure13 il y a 3 mois

    Y a-t-il qq par une Isabelle de Castille et un Ferdinand d’Aragon, dans le ventre mou de l’UE et principalement de la France ?..C’est bien de contrer la barbarie musulmane en Afrique, alors pourquoi la laisser s’installer en France et ce, depuis 40 ans…TOUS RESPONSABLES… ;-(((

  • erictato il y a 3 mois

    Sur ce site, one peut insulter le gouvernement en indiquant des idioties et on ne peut pas rappeler que l'origine de l'intervention étaient dans le massacre supportés par des chrétiens. Merci Hollande d'avoir sauvé des vies chrétiennes.

  • frk987 il y a 3 mois

    L'art ses socialistes de s'engager dans des guerres perdues d'avance aux frais du contribuable.